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11:16 dans HIVER | WINTER 11-12 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
NB: Cette chronique est la troisième d'une série de réflexions que je consacre à l'histoire de l'économie politique des arts et de la culture; présentation du projet ici.
L'étude de l'histoire de la pensée économique des arts et de la culture doit accorder une très large place à David Hume (1711-1776) pour plusieurs raisons fondamentales. Il est l'un des rares philosophes à avoir influencé de manière importante à la fois l'histoire des idées sur un si grand nombre de sujets: épistémologie, éthique, politique mais aussi esthétique et économie. Si l'on considère Adam Smith comme le père du libéralisme politique et économique et le fondateur de la science économique comme champ d'étude autonome (il a publié des la Richesse des nations, son œuvre maîtresse, l'année de la mort de Hume), Hume, ami et maître à penser de Smith, doit en être considéré comme le grand-père. Son influence prépondérante sur la pensée politique et économique perdure depuis 250 ans.
Alan Ramsey, Portrait of David Hume (1711-1776), Historian and Philosopher» (1766)
David Hume est né à Édimbourg, qui allait être considérée "l'Athènes du Nord", au début du siècle des Lumières qu'il allait profondément influencer (il séjournera sur le continent où il se liera d'amitié avec les encyclopédistes, hébergera Rousseau en exil et influencera fortement Kant). Il rédige le Traité de la nature humaine au tout début de sa vingtaine (il en complète la rédaction en 1737, à l'âge de 26 ans et publie, anonymement, les premier tomes en 1739), l'ouvrage qui demeurera son principal apport à l'histoire des idées.
Que son magnus opus s'intéresse d'abord à la connaissance de l'homme (avant, donc, l'étude de la société ou de toute autre question) n'est pas innocent. Le sous-titre du Traité est "Un essai pour introduire la méthode expérimentale de raisonnement dans les sujets moraux."1 Avant de comprendre quoi que ce soit, il est nécessaire de comprendre la nature du raisonnement humain, autrement dit une théorie de la connaissance doit nécessairement précéder toute science de la morale et du social. Le sous-titre n'est rien d'autre qu'un programme, voire un manifeste: Hume pousse à l'extrême l'empirisme hérité de Hobbes, Locke et Berkeley à un niveau de cohérence qui ne sera plus jamais atteint, si l'on en croit Bertrand Russell: "He represents, in a certain sense, dead end: in his direction, it is impossible to go further."2 La connaissance de l'entendement humain permet toutes les connaissances:
'Tis evident, that all the sciences have a relation, greater or less, to human nature; and that however wide any of them may seem to run from it, they still return back by one passage or another. Even Mathematics, Natural Philosophy, and Natural Religion, are in some measure dependent on the science of MAN; since the lie under the cognizance of men, and are judged of by their powers and faculties. 'Tis impossible to tell what changes and improvements we might make in these sciences were we thoroughly acquainted with the extent and force of human understanding, and could explain the nature of the ideas we employ, and of the operations we perform in our reasonings. And these improvements are the more to be hoped for in natural religion, as it is not content with instructing us in the nature of superior powers, but carries its views farther, to their disposition towards us, and our duties towards them; and consequently we ourselves are not only the beings, that reason, but also one of the objects, concerning which we reason. (Treatise, p.xv)
« LIEUX DE PASSAGE »
25 fév au 12 mars | Feb 25 to March 12
artsouterrain.com
ALEXANDRE NUNES « VANISHING » @ place bonaventure
En sélectionnant des diapositives trouvées au hasard de ses promenades dans la ville, l’artiste se penche sur les notions de temps, de mémoire, et d’intimité évoquées par cette technologie obsolète, dont la nature «transitoire» s’est imposée à son travail. Les diapositives qu’il emploie sont submergées dans l’eau et congelées dans un réfrigérateur intégré à un chariot mobile, sorte de podium roulant. En insérant une image dans un projecteur, la lampe fait fondre l’objet et s’ensuit un spectacle visuel étonnant et imprévisible pour le visiteur.
The artist has accumulated several photographic slides while wandering around Montreal. The objects they conjure reflect notions of time, memory and intimacy. The obsolete technology imposes a transient aspect on the artist’s work. The slides are submerged in water and cast into small frozen objects that are kept in a fridge, then placed in a trailer within a slide projector. Slowly, they begin melting due to the lamp’s heat, creating unpredictable patterns that are different every time, never ceasing to dazzle the spectator.
« PHÉNOMÉNOLOGIE, BÉHAVIORISME ET IDENTITÉ » @ place ville marie ~ commissaire Ève De Garie-Lamanque
Jin-me Yoon, As it is Becoming (Seoul, Korea): Teum/Passages Through, video still, gracieuseté de la galerie Catriona Jeffries
Cette exposition vise à entamer une réflexion sur notre perception du monde, sur l’environnement qui meuble notre quotidien et met nos existences individuelles en contexte. Plusieurs des œuvres présentées à la Place Ville Marie sont le produit d’un constat : la plupart d’entre nous investissons l’environnement dans lequel nous évoluons quotidiennement sans véritablement le voir ou l’apprécier. L’art offre le recul nécessaire à la réévaluation et à l’analyse consciente de notre réalité spatiotemporelle. Il amorce un questionnement d’ordre béhavioriste, phénoménologique et identitaire – il incite à l’introspection.
This curatorial project aims to reflect on how we perceive things in the world, in particular our daily environment which contextualises our sense of self. The artworks selected for exhibition derive from a keen insight into how we relate to our surroundings. Though we interact with our environment on a daily basis, we rarely have the opportunity to pause and reflect on our relationship to places and objects. Art offers us the critical distance necessary for a self-reflexive re-evaluation of our spatiotemporal reality. It raises questions that are behavioural and phenomenological in nature, and incites introspection.
NATHALIE QUAGLIOTTO « MATURITY BEND » @ complexe desjardins
La pratique sculpturale de Nathalie Quagliotto s’organise autour des objets préfabriqués, des matériaux liés à la désuétude et à des réglementa- tions strictes. Elle modifie ses objets en perturbant leurs emplacements, leurs proximités et aussi leurs couleurs, au point de changer leurs significations sociales. La couleur «jaune sécurité» est souvent employée dans son travail en raison de la signification qu’elle possède. L’artiste est connue pour doubler les objets dans ses installations et sculptures afin de démontrer une coopération au sein des interactions humaines.
Nathalie Quagliotto’s conceptual and relational practice involves reconfiguring everyday pre-fabricated public objects associated with disuse and strict regulations by disrupting their proximity, placement and color, to the point in which their social significance has been altered. The colour “safety yellow” is often employed in her work because of its public significance of caution and awareness. The artist is known to double objects in her installations and sculptures in order to demonstrate a co-operation within human interactions.
PIERRE BLACHE « MONTRÉAL – KOLKATA » @ gare centrale
Qui n’a jamais rêvé d’emprunter un passage secret le transportant à l’autre bout du monde ? La littérature et les arts regorgent de ces « couloirs spatio-temporels » ayant le pouvoir de nous soustraire aux lois incontournables de la physique. Pierre Blache propose quelques instants de surprise et de dépaysement. Un trompe-l’œil photographique permet aux visiteurs d’ART SOUTERRAIN de s’évader vers un lieu mystérieux, une descente dans une bouche de métro située aux antipodes de Montréal : le Park Street Station de Kolkata.
Who hasn’t dreamt of discovering a secret passageway to travel to the opposite end of the world? Literature and the arts are full of these “time-space corridors” that have the power to escape the inescapable laws of physics. Pierre Blache offers a moment of surprise and disorientation. An optical illusion allows visitors to escape to a mysterious place – a descent into a subway entrance located at the antipodes of Montreal: Park Street Station in Kolkata.
FRANÇOIS QUÉVILLON « CHRONOSCOPIES » @ gare centrale
La série Chronoscopies découle d’un procédé qui utilise la structure matricielle de l’image numérique pour la visualisation de phénomènes spatiotemporels. Retraçant des événements dont la durée varie entre une et plusieurs heures, les images ont été générées pixel par pixel, selon l’ordre de lecture et d’écriture occidental, soit de gauche à droite et de haut en bas. En présentant des micro-prélèvements d’instants chronologiques, la stratigraphie des images révèle le déploiement d’une réalité en constante fluctuation tout en abordant les notions subjectives de signal et de bruit.
The works shown are the result of a process that makes use of the digital image’s matrix structure to visualize spatiotemporal phenomena. Retracing events, lasting between one to several hours, each representation was constructed sequentially, similarly to a text, from left to right and top to bottom. The temporal dislocation operation generates stratigraphic images, which reveal the unfolding of a reality in constant flux and question the threshold of perception, the vague area where “noise” becomes a source of information.
09:56 dans art actuel, art de la relève | émerging art, ART DE LA RUE | STREET ART, ART INTERACTIF | INTERACTIVE ART, ART INTERNATIONAL, ART NUMÉRIQUE | DIGITAL ART, ART SOUTERRAIN, arts visuels | news, COLLABORATION, DIVERTISSEMENT | ENTERTAINEMENT, espaces alternatifs | alternative spaces, EXPO DE GROUPE | GROUP SHOW, festival, INSPIRATION, INSTALLATION, INTER-DISCIPLINES, NUIT BLANCHE, PERFORMANCE, PHOTOGRAPHIE | PHOTOGRAPHY, READY MADE, SCULPTURE, VIDEO | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« MÉTAMORPHOSES »
25 fév au 14 avril | Feb 25 to April 14
vernissage 25 fév 16h00 | Feb 25 ~ 4:00PM
galeriedonaldbrowne.com
Sachez qu’il n’y a rien de stable dans l’univers entier ; tout passe, toutes les formes ne sont faite que pour aller et venir. Le temps lui-même s’écoule d’un mouvement continu, ni plus ni moins qu’un fleuve.
- Ovide
Depuis quinze ans, Louis Fortier revisite son anatomie — et plus particulièrement son visage — à la manière d’un journal. En cherchant des équivalences entre la nature fugitive des émotions et le caractère imprévisible de matériaux tels que la cire et le plâtre, l’entreprise déjoue la fixité habituelle propre au genre de l’autoportrait pour emprunter la voie de l’errance et des dérives identitaires. L’artiste excave ici et là quelques éléments ayant appartenu à des séries antérieures. Sans souci hiérarchique, les visages d’une noblesse génétiquement éprouvée dialoguent avec quelques résidus organiques surprenants et autres fragments anatomiques rencontrés dans le dédale des expériences. Le projet s’affirme dans son désir de réinterpréter le passé à la lueur du présent.
I say there is nothing in the whole universe that persists. Everything flows, and is formed as a fleeting image. Time itself, also, glides, in its continual motion, no differently than a river.
- Ovid
For fifteen years, Louis Fortier revisits his anatomy – particularly his face – like a diary. Searching equivalences between the fugitive nature of emotions and the unpredictable character of materials such as wax and plaster, the work trifles with the usual fixity of portrait genre to explore the notions of wandering and identity derivation. The artist here and there excavates a few elements from previous series. Without regard for hierarchy, the faces of the noblesse coexist with organic residues and other anatomic fragments, encountered through a maze of experiments and transformations. The project is affirmed in its desire to reinterpret the past in light of our present age.
09:10 dans art actuel, arts visuels | news, INSTALLATION, SCULPTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
2 au 16 mars | March 2 to 16
artmattersfestival.org
Janick Burn, Le Relais/The Relay, video still, as part of "Unending Silence of Space"
Cette année, nous avons le privilège unique de dévoiler plus de 120 artistes prometteurs installés à Montréal dans des domaines comme la peinture, les installations, les œuvres vidéo, les représentations, le design, l’infographie, la photographie, la sculpture, le théâtre, la danse contemporaine, la musique, l’électroacoustique, la céramique entre autres. Deux semaines qui comprennent 14 expositions, des discours, un Art Crawl ainsi qu’une fin de semaine portes ouvertes remplie d’activités afin de promouvoir et de mettre sous les feux des projecteurs les talents créatifs émergeants issus de l’Université Concordia. Art Matters est un festival étudiant qui expose et met en avant les artistes prometteurs de l’Université Concordia. Tout au long du festival, nous vous invitons à venir assister à nos expositions, colloques et autres événements, créés pour faire prendre conscience aux gens des artistes émergeants. Les expositions auront lieu dans des galeries, des centres d’artistes autogérés et des commerces à travers tout Montréal. Chaque exposition est dirigée par des étudiants de Concordia. Ils ont chacun conçu et développé les thèmes et compilé les meilleures œuvres parmi des centaines de participants.
This year we have the unique privilege of unveiling more than 150 up and coming Montreal-based artist practicing in painting, installations, video work, performance, etc. For two weeks – through exhibitions, a speaker series, an Art Crawl, and events – we will promote and highlight the creative talent emerging from Concordia University. Art Matters is a student-run festival that displays and promotes up-and-coming artist in the Concordia University community. Throughout the festival we invite you to attend exhibitions, art talks and other event designed to bring awareness of budding artists. The exhibitions take place in galleries, artist-run centers and local business around Montréal. Each show is curated by selected Concordia students. They individually designed and developed themes and compiled the best works from hundreds of applicants.
08:51 dans art actuel, art de la relève | émerging art, ART NUMÉRIQUE | DIGITAL ART, CONFÉRENCE | LECTURE, DESIGN, espaces alternatifs | alternative spaces, EXPO DE GROUPE | GROUP SHOW, festival, INSTALLATION, INTER-DISCIPLINES, PEINTURE | PAINTING, PERFORMANCE, PHOTOGRAPHIE | PHOTOGRAPHY, UNDERGROUND, VIDEO, visites guidées | guided tours | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
jusqu'au 10 mars | until March 10
espacerobertpoulin.com
Travaillant l'un à New York, l'une à Toronto et l'autre à Montréal, ces artistes utilisent l'encre et l'aquarelle pour illustrer leurs univers oniriques peuplés de formes humaines et hybrides, exploitant ainsi le corps comme motif et sujet de narration.
JÉRÔME HAVRE & BENOIT MARINEAU
« CONTOURS SUBJECTIFS »
25 fév 18h00 | Feb 25 ~ 6:00PM
m-a-i.qc.ca
© Jérôme Havre
Projetée sur les fenêtres du MAI, l’œuvre vidéographique accompagée de la trame sonore composée par Benoit Marineau invite les promeneurs de la rue Jeanne-Mance à un temps d’arrêt tout en considérant ses habitudes de perception dans l'espace public. Visible et audible de l’extérieur, la production vidéographique est destinée aux passants. Contours subjectifs évoque un grand chandelier de Versailles qui apparaît sur les fenêtres du MAI. L'image s'intègre à la façade architecturale, ou peut-être est-ce la façade qui s’intègre à l’œuvre ? L'artiste crée ainsi un jeu d’interactions entre l'objet mis en scène et son environnement.
The installation consists of a video projected onto the windows of the MAI with an accompanying soundtrack by composer Benoit Marineau. Passers-by on Jeanne-Mance Street are invited to meditate and consider their perceptual habits in public spaces. The video installation is intended to be seen and heard outdoors. Illusory Contours projects a Versailles chandelier onto the facade of the MAI. Does the architecture become the subject or the canvas of the overall work? These projected images blend into the architectural facade, creating an interaction between objects and their surrounding environment.
ARTHUR DESMARTEAUX & ALLISON MOORE
« LE TEMPS DU RÊVE »
25 fév 18h30 | Feb 25 ~ 6:30PM
arprim.org
Dans le cadre de Nuit blanche à Montréal, ARPRIM invite les noctambules de tous âges à pénétrer dans une forêt enchantée habitée de créatures mystérieuses. Alliant le théâtre d’ombres et de marionnettes, Arthur Desmarteaux et Allison Moore (Egotrip Production) présentent un spectacle immersif et surréaliste inspiré de la culture aborigène australienne. Trois représentations sont prévues à 20h, 22h et minuit. Il sera aussi possible de visiter la scène avant et après les représentations. Les places sont limitées : premiers arrivés, premiers servis. Durée : 45 minutes.
Night birds of all ages wandering during Nuit blanche à Montréal are invited to discover an enchanted forest inhabited by stranges creatures. Inspired by Australian Aboriginal culture, Arthur Desmarteaux & Allison Moore (Egotrip Productions) present an immersive and surrealistic show combining puppet and shadow theatre. Performances can be seen at 8 p.m., 10 p.m. and midnight. Between the presentations, it will be possible to visit the scenery. Places are limited and available on a first-come, first-served basis. Duration : 45 minutes.
25 fév 14h00 | Feb 25 ~ 2:00PM
cca.qc.ca
Alexander Cowper Hutchison, architect. Ice Castle and Condora, Montreal winter carnival. 1885. Lithograph. CCA Collection.
Spectacles en direct des groupes UN et Goose Hut de POP Montréal, un « drink and draw » en collaboration avec Urban Sketchers, Drink and Draw Montréal et des invités spéciaux d’En Masse, la réalisation d’un « skinjackin » (peinture corporelle), ainsi que des parcours guidés en autobus au cours desquels vous verrez des édifices intéressants de Montréal. Entrée libre à partir de 14 h.
Live performances from POP Montreal bands UN and Goose Hut, a “drink and draw” in collaboration with Urban Sketchers, Drink and Draw Montreal, and with special guests from En Masse, and guided bus tours of interesting Montreal buildings. Free admission from 2pm.
07:32 dans art actuel, ART COLLECTIF | COLLECTIVE ART, art de la relève | émerging art, ART DE LA RUE | STREET ART, arts visuels | news, COLLABORATION, DESSIN | DRAWING, INTER-DISCIPLINES, NUIT BLANCHE, PERFORMANCE, TOUR GUIDÉ | GUIDED TOUR, UNDERGROUND | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)