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11:46 dans ÉTÉ | SUMMER 2011 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
La résurrection de Laurent de Médicis
Laurent de Médicis, dit le Magnifique - portraituré ici par Girolamo Macchietti - était ainsi surnommé parce qu'il était généreux envers son peuple, surtout pour le développement des arts et des sciences. Ayant régné sur Florence pendant plus d'une vingtaine d'années, il est l'un des principaux artisans de la Première Renaissance italienne. Il a été le protecteur d'un grand nombre de savants et d'artistes, le plus illustre d'entre eux étant sans doute Michel-Ange, qui vécut même dans l'une des résidence du maître de Florence.
Girolamo Macchietti - Lorenzo il Magnifico, circa 1560
Il représente en quelque sorte l'archétype du prince-mécène de la Renaissance qui soutient le développement culturel de son peuple. Détail non négligeable, la fortune (financière) de Laurent de Médicis ne lui permettant pas toujours de soutenir les arts et les sciences au niveau qu'il l'aurait souhaité, il a usé à de nombreuses reprises de son pouvoir et de son influence pour inciter la bourgeoisie naissante à faire de même (Cloulas, 1982). Sans le nommer ni en avoir l'intention explicite, le prince florentin a ainsi mis en place un système de financement des arts et sciences mixte public-privé.
Quelles étaient les intentions du Prince? Laurent de Médicis était un grand humaniste: poète, philosophe politique, il fut un écrivain apprécié. En accord avec la pensée humaniste qu'il a contribué à créer, le rôle du prince est de favoriser la connaissance et la création sous toutes ses formes pour le bénéfice du développement de la Cité, celui de son rayonnement auprès de nations concurrentes et, plus fondamentalement, l'élévation de l'Homme à un idéal qui l'éloigne de ses instincts (Chastel, 1982). Dans le soutien aux arts et aux sciences, les princes comme Laurent de Médicis voyaient d'abord et avant tout l'avancée de l'Homme en humanité (c'est, à tout le moins, la vision magnifiée que l'historiographie a reconstruite par la suite) - œuvre de civilisation, dirions-nous.
11:05 dans IANIK MARCIL, MECENAT, MOTS | WORDS, POLITIQUE | POLITICS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
nouvelle artiste en galerie | new artist joins the gallery
beauxartsdesameriques.com
Ayant grandi sous l’influence du mouvement automatiste au Québec, Suzanne Olivier a été influencée par l’approche libre et spontanée de la gestuelle, initiée par Borduas et les peintres de sa génération. En développant sa personnalité d’artiste elle approfondit ses recherches à partir de ses années à l’École des Beaux-arts de Montréal, et reprend les bases de l’abstraction en y introduisant des éléments de la nature. Cette nouvelle façon d’aborder la peinture, transforme le tableau en paysages non réels, libérés de la tradition et de la représentation. Le dessin et la couleur jouent un rôle de perspective, et donnent une profondeur à l’ensemble, une tridimensionnalité inscrite dans la perception de notre univers. L’utilisation de la technique traditionnelle de l’huile, infiniment riche et séductrice, lui fournit les moyens pour exprimer sa vision particulière du monde. Mme Olivier est une grande coloriste et son expérience de la peinture crée une forme singulière et unique d’abstraction lyrique.
Having grown up under the influence of the automatist movement in Quebec, Ms Olivier’s work has been influenced by the spontaneous, gestural approach developed by Borduas and the other artists of that generation. Her pictorial style developed and her research intensified during her years at the École des Beaux-Arts in Montreal, where she returned to the principles of abstraction while introducing elements of nature into her paintings - imaginary landscapes, free from any direct reference to nature or to any of the traditional representations of nature. Drawing and colour have served to create form and perspective and to express her perception of the universe. The use of traditional oil painting techniques, with all the possibilities the medium affords, allow her to express a very personal vision. Ms Olivier is a true colourist and, together with her experience as a painter and her particular view of the world, she has developed a very personal form of lyrical abstraction.
10:46 dans PARTENAIRES | PARTNERS, PEINTURE | PAINTING | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« THE STUDIO VISIT »
27 août au 1 oct | August 27 to Oct 1
vernissage 9 sept 17h00 | Sept 9 ~ 5:00PM
galeriedonaldbrowne.com
L’atelier a de tout temps été une source d’inspiration pour les artistes aussi bien qu’une fascination pour le public. De Johannes Vermeer à Paul McCarthy, le mythe de l’artiste au travail est riche en déclinaisons. Dans sa vidéo The Studio Visit, Hatt dévoile une perception intime de l’art contemporain, de son marché et de ses codes. La mascarade, la masturbation intellectuelle et le langage hermétique servent le commentaire personnel, psychologique et social sur le milieu. La figure du clown, incarnation du ridicule et emblème du divertissement, questionne la limite entre l’art et le spectacle. L’artiste poursuit son labeur dans un sempiternel enchaînement de possibilités et de déceptions. Hatt présente également quatre aquarelles explorant la nature de l’humour et la notion de désillusion.
The studio has always been a source of inspiration for artists as well as a fascination for the public. From Johannes Vermeer to Paul McCarthy, the artist at work, as a myth, knows multiple incarnations. In her video work The Studio Visit, Hatt reveals an intimate perception of contemporary art, its market and its codes. Masquerade, intellectual masturbation and hermetic language serve a personal, psychological and sociological commentary on the milieu. The clown figure, emblematic of the concepts of ridicule and entertainment, questions the line between art and spectacle. The artist's labor endures in a loop of possibilities and disappointments. In addition to the video, Hatt presents four watercolor paintings exploring the nature of humor and disillusion.
art bash ° 9 sept 17h00 | Sept 9 ~ 5:00PM
galerieduplateau.com
JEAN PRONOVOST - ROXY PEROXYDE - MATHIEU CONNERY - SIRO - MELISSA DEL PINTO - PASCALE PRATTE - KEVIN LEDO - ÉRIC VILLENEUVE - CORNO - DANIEL STANFORD
DÉCOVER magazine célèbre déja 2 ans d'existence en tant que vitrine sur les arts visuels au Québec. L'équipe est très fière de vous présenter DÉCOVER #12 (en circulation depuis le 18 Aout), sans doute une de nos meilleures publications à date. Avec les 10 artistes vedettes de ce dernier numéro, au total, 120 talentueux artistes de chez nous ont eu leur place sur nos pages en 2 ans! Prestations d'art en direct, musique live/DJ, amuses-gueules et gâteau, des tirages et plein de belles surprises!
DÉCOVER magazine is already celebrating it's 2 year anniversary showcasing local visual arts in Québec. The team is proud to present DÉCOVER issue #12 (in circulation since August 18), without a doubt one of our best publications yet. With our 10 featured artists of this latest issue, in total, 120 talented local artists have found a place for themselves on our pages in the last 2 years! Live art, live music/DJ, hors-d'oeuvres and a cake, prizes and surprises !
10:08 dans ART BASH, art de la relève | émerging art, ART DE LA RUE | STREET ART, ART SUR PAPIER | ART ON PAPER, ART TRASH ART, arts visuels | news, COLLABORATION, DESSIN | DRAWING, EXPO DE GROUPE | GROUP SHOW, INTER-DISCIPLINES, LANCEMENT | LAUNCH, PARTENAIRES | PARTNERS, PEINTURE | PAINTING, SCULPTURE, UNDERGROUND | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
centresagamie.blogspot.com
L’art de David Lafrance se définit comme une suite de paysages aux compositions organisées de façon instinctive et brutale. Malgré l’accumulation de marques abstraites, il est possible de situer le sol, une ligne d’horizon et parfois le ciel. Ces mises en scène évoquent des jardins, des lieux de rassemblement et des bâtiments aux références des plus hétéroclites. L’oeuvre supporte une ambiance euphorisante et inquiétante qui dirigera le spectateur afin de mieux comprendre la nature des sujets : idolâtre, dépressif ou superficiel. Le style fait référence à l’art populaire et intègre d’une façon tout à fait assimilée les défauts de perspectives, d’échelles et de proportions. Les palais et les constructions instinctives et improbables côtoient des blocs rigides nous référant aux constructions contemporaines. Le rustique cohabite avec l’émancipation de la richesse et du mauvais goût. Dernièrement David Lafrance s’intéresse au rapport de culpabilité relié à la fête. Le regret d’être "lendemain de veille". La volonté de se pendre en main... jusqu’à la prochaine occasion. En résidence au Centre SAGAMIE, il explorera l’idée et le thème du bar : les amis, l’ivresse et le rituel.
The art of David Lafrance takes the form of a series of landscapes composed in a manner which is both instinctive and brutal. Despite the assemblage of abstract markings, it is still possible to make out the ground, the line of the horizon and, at times, the sky. These compositions evoke images of gardens, gathering places and structures imbued with wide-ranging references. The mood created by these works is exhilarating and off-setting, leading the spectator to a deeper understanding of the nature of the subjects: idolatrous, depressing or superficial. The style is a throwback to popular art and manages to seamlessly integrate flaws in perspective, scale and proportion. Palaces and improbable structures conceived intuitively butt up against rigid bunkers reminiscent of contemporary architecture. A homespun feeling coexists with the emancipation of wealth and questionable taste. Of late, David Lafrance has been exploring the notion of guilt as a by-product of festive enjoyment. The repentance attendant on the “hangover”. The decision to get oneself back into shape... until the next time. As artist in residence at the Centre SAGAMIE, he will be exploring the idea and theme of the bar: the friends, the intoxication and the ritual.
jusqu'au 3 sept | until Sept 3
visualvoicegallery.com
La galerie accueille l'atelier de l'artiste Melanie Matthews et neuf de ses meilleurs étudiants. Les artistes proposent un voyage stimulant de fusion des materiaux et d'images incluant le mylar, le plexi, le papier aluminum et le bois. L'atelier intensif de trois jours est suivi par un vernissage et l'exposition.
The gallery hosts a workshop followed by an exhibition by artist Melanie Matthews and nine of her top students. During an intensive 3-day workshop the artists fused materials and images, including plexiglas, mylar, wood and aluminum foil. Now the resulting artworks will be exhibited in the gallery space.
« LA NATURE, REFUGE ET ESPACE DE VIE »
3 au 15 sept | Sept 3 to 15
vernissage 10 sept 14h00 | Sept 10 ~ 2:00PM
Espace 514 : 372 Sainte-Catherine Ouest ~ suite 514
Depuis une quinzaine d’année maintenant, l’artiste privilégie la peinture acrylique sur papier. Le procédé qu’elle a développé s’apparente à la gravure. Le résultat est en nuances et en textures, entre le figuratif et l’abstrait. Traduisant perceptions et sensations rapportées lors de randonnés en forêt, elle explore autant le monde minéral des rochers que celui du monde végétal. Des personnages archétypaux émergent également dans quelques œuvres évoquant un univers mythique. Elle qualifie cette série de ludique, et souhaite amener le spectateur à faire une incursion dans des lieux inventés où la nature sert de refuge.
« IN THE TIME OF SAKURA »
jusqu'au 1 oct | until Oct 1
galerietroispoints.qc.ca
Cette toute nouvelle série de Chagaoutdinova prend racine dans sa Russie orientale natale et immortalise la si courte floraison des Sakura, ces cerisiers ornementaux japonais typiques de cette région de la Russie, à la frontière de la Chine et du Japon. Symboles de la beauté et de la nature éphémères pour les Japonais, ces fleurs s’inscrivent directement dans l’histoire familiale de l’artiste.
This new body of works originates from her visit to her Eastern Russia homeland in the spring of 2011 and immortalizes the brief blossoming season of sakuras, those ornamental Japanese cherry blossoms that grow in this part of Russia, on the borders of China and Japan. If these flowers are a very strong symbol of the ephemeral nature of life for the Japanese, they are also very connoted within the artist’s family history.
« INFORTUNES »
jusqu'au 10 sept | until Sept 10
galeriesimonblais.com
L’artiste, lauréate 2011 du prix Sylvie et Simon Blais pour la relève en arts visuels, présente Infortunes, où l’utilisation conjointe de plusieurs médiums offre différentes possibilités de lecture d’un même fait divers issu de l’actualité.
« Dans l’obscurité de la salle d’exposition, photographies, maquette et vidéo dialoguent, à la fois manifestement et mystérieusement. Manifestement, car on y reconnaît par bribes un même lieu, de mêmes objets; mystérieusement, car la trame qui lie les tableaux de ce théâtre mi-lugubre mi-ludique semble percée, sinon d’impossibilités, du moins d’incongruités qui font achopper toute tentative de reconstruction narrative. […] Chargée de toute cette ambiguïté et de cet éclatement, Infortunes ne nous mène pas tant vers des événements catastrophiques précis, survenus et ici répliqués que vers l’idée et la représentation de la catastrophe générique : vers le catastrophique. […] On assiste (voyeur ?) tantôt aux conséquences, tantôt à l’origine des désastres, tantôt aux réactions des protagonistes, mais jamais au tout – c’est aussi de cette manière que les corpus se jouent dans les hors-champs, dans cet espace liminaire, insaisissable, entre l’image et son seuil. […] C’est apparemment en jouant de ces tensions et en multipliant les « couches » de mise à distance – une superposition qu’assurent la succession des re-présentations en elle-même ainsi que les abondantes modalités d’insituation (physique et logique) – qu’Infortunes est à même de reconduire cet étrange magnétisme entremêlé d’attraction-répulsion et cette curiosité avide propres au tragique vécu à distance. Eux-mêmes qui octroient à la catastrophe un apparemment inextinguible pouvoir de fascination et qui animent ces « spectateurs du tragique » de tout acabit dont nous sommes ici. »
Extrait de Infortunes, de Marjolaine Arpin