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18/03/2011

Commentaires

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www.machinaecrire.com

Vous écrivez:

"Le marché m'offre d'écouter une chanson de Céline Dion qui répond à ce besoin de la même manière que le hamburger comble mon appétit."

J'ai relu cette phrase plusieurs fois. Eût-elle été plus courte, je vous aurais cité sur mon fil Twitter. Ça résume parfaitement Céline Dion. Et McDonald's. Génial!

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L'expérience esthétique se vit, certes, et manger aussi se vit, en fait. Et pour qu'une expérience esthétique permette une ou des transformations, il faut qu'on y retrouve quelque chose d'intéressant, ce qui n'est pas toujours le cas.

Mais ce quelque chose d'intéressant change pour chacun, parce que notre intérêt est bien cordé sur nos besoins justement. Besoin de douceur, de beauté, d'apprentissage, d'émotions fortes, de rire, de rêve, besoin d'aimer, besoin de fuite. Des besoin intrinsèques, comme celui de manger, sauf que beaucoup moins reconnu. Et si il fallait leur donner une véritable place à ces besoins, ça rendrait non seulement les économistes mais l'économie elle même bien mal à l'aise.

Il y a aussi quelque chose de bien québécois dans cet article, quand on sait qu'ici on se rebute facilement à payer quoique ce soit pour l'art, ne serait-ce qu'un 5$ d'entrée, en portant le double discours (stérile?): l'art est inutile/l'art est au-dessus de tout ça.

Pas d'accord. L'art est avec nous, fait parti de nous, et c'est bien sa consommation, comme celle de toutes choses, qui nous transforme, et le transforme. Ce qui transforme, c'est l'humain.

Edgar Strabéri

Je veux bien « vivre » l'esthétisme en pensant avoir accès à une émotion « contemplative riche », mais la première fois que j'ai goûté à un burger McDonald's, je n'avais aucune idée de la sensation « digestive chiche » qu'il me procurerait...

De la même manière, la prochaine fois que je voudrai voir l'œuvre de Claes Oldenburg au Moma, je saurai exactement quel feeling elle me procurera, quel arrière-goût elle me laissera. J'aurai tout de même envie de consommer visuellement l'œuvre X en payant Y au musée qui m'offre Z.

L'art malheureusement, selon moi, se consomme comme un hamburger. Certains en deviennent accro, mais d'autres, malheureusement, préfèrent jeûner ou manger bio.

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