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14:15 dans HIVER | WINTER 10-11 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
chers lecteurs, merci de votre attention renouvelée, ça fait vraiment plaisir de vous parler via ratsdeville :) je prends comme à chaque noël une pause de 2-3 semaines pour refaire le plein et aussi parce que vous serez plus ou moins tous occupés à autre choses que de surfer le web en quête de découvertes en arts visuel, right ?
pour le plaisir, voici un mini bilan 2010 :
j'aimerais aussi souhaiter la bienvenue à deux nouveaux membres de l'équipe :
Jean-Louis René siège depuis cet été au conseil d'administration et contribue activement à son développement stratégique et financier, une étape importante dans la croissance de l'organisme
Claire Moeder nous tiendra encore plus « connecté » au milieu des arts visuels avec une nouvelle chronique régulière couvrant la scène locale, ajoutant du fait même un contenu critique au site, à mon plus grand plaisir
je saisis également l'occasion pour saluer bien bas et remercier Michelle Sullivan pour ses conseils inestimables tout au long des premiers pas de ratsdeville; au cours des quatre dernières années, Michelle a contribué grandement à la construction et au positionnement de ratsdeville comme média pertinent, éthique et incarné; c'est elle qui m'a poussé à considérer facebook en 2006 alors que personne ne connaissait ou presque cette plateforme de partage devenue incontournable, c'est elle qui m'a incité à écrire le mot de l'éditeur et me rapprocher de vous; elle m'a guidé et offert une vision et le recul bien nécessaire pour dépasser mes impulsions du moment, et ce lorsque ça allait bien et moins bien, pour tout ça et beaucoup plus, merci...
pour finir en beauté, je vous laisse avec mon 5e conseil pour jeunes artistes qui porte sur la conciliation des contraires; en vous souhaitant, chers amis, un excellent temps des fêtes, je vous dis à bientôt !
dear readers, thank you for being there, it's a real pleasure to talk to you via ratsdeville :) I will take like every xmas a break of 2-3 weeks to recharge and also because most of you won't be surfing the web looking for visual arts' goodness, right ?
for sheer fun, here is a quick review of 2010:
I would also like to welcome two new members in the team:
since this Summer, Jean-Louis René is on board and actively contributes to its development both strategic and financial, which is a very important step in the growth of the organisation
Claire Moeder will keep us even more « connecté » to the visual arts' « milieu » with a new and regular chronicle (in French), reviewing the local art scene, adding critical content to the site, for my utmost pleasure
I seize the occasion to bow to and thank Michelle Sullivan for her invaluable counsel all along ratsdeville's first steps; during the last four years, Michelle contributed greatly to constructing and positioning ratsdeville as a media that is pertinent, ethical and incarnated; it's her who invited me to consider facebook back in 2006 when it wasn't on everyone's mind, it was her who pushed me to write the word from the editor and give a voice to the blog; she has guided me and helped me go beyond my immediate impulses, on good and not so good days, for this and so much more, thank you...
as a token of appreciation, I leave you here with my 5th counsel for young artists which is about embracing opposites, I send you, dear friends, my best wishes!
Conseil no 5 : concilier les contraires
L’artiste est un animal bigarré qui navigue constamment dans le paradoxe. D’une part, il est appelé à créer et produire selon son inspiration, d’une manière souvent irrationnelle et suivant l'impulsion du moment. D’autre part, il doit aussi se promouvoir, communiquer, planifier et s’organiser pour survivre. Le monde réel de l’artiste existe à la rencontre de ces contraires. Bien qu’il soit important de ne pas faire de compromis sur certains trucs, de respecter ses limites, il est aussi essentiel de se mettre d’accord sur certaines choses, sans toutefois se compromettre. On ne vit pas dans un monde idéal, il faut bien faire la part des choses, établir des priorités, des objectifs, savoir où l’on veut être dans 5 ans, puis 10 puis 40. Même si ces plans risquent d’évoluer en court de route, ils nous amènent à construire quelque chose de concret, et nous évite de dilapider nos énergies dans toutes les directions, ce qui ne mènent nulle part.
13:44 dans CONSEIL | COUNSEL, MOTS | WORDS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le Musée d'art contemporain lance sa toute dernière campagne institutionnelle MACréativité, conçue et réalisée par de jeunes créateurs publicitaires de l'agence L'Incubateur, des finissants en communication marketing de l'UQAM. La publicité télévisée et les vidéos web ont quant à elles été conçues par Jet Films.
Macréativité - L'art qui secoue - 60 secondes from Musée d'art contemporain on Vimeo.
« ENTROPIE »
jusqu'au 2 jan | until Jan 2
Brûlerie Du Vieux Ste Rose : 252 Rachel Est
évènement facebook
Emmanuel GALLAND, François LALUMIÈRE :
Retourne-moi / Invert Me Out, Galerie Articule, Montréal
2 juillet - 1er août 2010
par Alexandre Nunes, dans ESPACE #94 Hiver 2010-2011
Il y a des jours comme ça où, poussé par un élan soudain de courage, on se rend à la quincaillerie du coin chercher les outils nécessaires à la mise en œuvre de notre projet - décaper et repeindre cette fameuse commode qui traîne sur le balcon depuis des mois. On constate à notre arrivée sur les lieux que la devanture a changé, que la vitrine n'est plus la même. La couleur a disparu, les lettres se sont volatilisées, on a peine à lire l'écriture de l'enseigne « erutniep », tout nous semble inversé et un sentiment de vertige nous envahit, alors qu'on tente infructueusement d'ouvrir la porte d'entrée du magasin. Qu'est-il arrivé à Peinture Miller de la rue Fairmount ?
Tel un détective à la recherche d'indices dans un décor factice fait de carton-pâte, on s'aperçoit en regardant de plus près qu'on s'est trompé et qu'on se trouve en réalité devant la Galerie Articule qui a été transformée pendant la période estivale en une copie quasi conforme de Peinture Miller, située tout juste à côté. Sur le mode du test de Rorschach ou comme dans un effet mirroir, les deux magasins se dédoublent dans une réflexion presque parfaite, la structure de l'édifice dont ils font partie étant symétrique. Par la mince ligne qui les sépare s'opère un décalage entre ce qui est de l'ordre du patrimoine et de sa préservation, de l'original et de la copie, du familier et de l'étrange, de la vérité et du leurre. Recouvertes de Duct Tape blanc, marques, inscriptions et couleurs disparaissent des gallons de peinture et des outils qui remplissent la vitrine de la galerie – par ailleurs vacante - pour ne laisser place qu'aux souvenirs qu’on peut en avoir. Confronté à cette « blancheur », le spectateur est convié à se prêter au jeu de reconstituer les éléments manquants en parcourant les deux vitrines dans un va-et-vient continuel.
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13:39 dans ALEXANDRE NUNES, art actuel, ART COLLECTIF | COLLECTIVE ART, ART CONCEPTUEL | CONCEPTUAL ART, art de la relève | émerging art, ART IN SITU ART, ART_ICLE, centres d'artistes | artists run centers, DESIGN, MAGA_ZINE, MOTS | WORDS, PARTENAIRES | PARTNERS, SCULPTURE, UNDERGROUND | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« LA CHAIR ET LE SANG » commissaire : Louise Déry
7 janv au 12 fév | Jan 7 to Feb 12
vernissage 6 jan 17h30 | Jan 6 ~ 5:30PM
galerie.uqam.ca
La Galerie de l’UQAM présentera une exposition monographique de Shary Boyle, lauréate du prix Hnatyshyn en 2010 et l’une des artistes les plus fascinantes de la scène canadienne actuelle. L’exposition compte une trentaine d’œuvres réalisées depuis 2006 dans des disciplines aussi diverses que la sculpture en porcelaine, la peinture à l’huile, le dessin et l’installation. Miniatures ou grands formats, portraits ou scènes de genre, elles sont pour la plupart exposées pour la première fois. L’exposition Shary Boyle. La chair et le sang a d’abord été présentée au Musée des beaux-arts de l’Ontario, à l’automne dernier, afin de souligner l’attribution du Prix Gerson-Iskowitz 2009 à l’artiste. Une publication bilingue accompagne le projet.
Clément de Gaulejac : à coup de canon
par Claire Moeder
Au sein de la Galerie Occurrence, les 3 Canons de l’artiste Clément de Gaulejac présentent trois exercices de filiation, entretenant chacun un rapport étroit et inédit avec des œuvres. Sous la tutelle de figures connues de l’histoire de l’art –de Duchamp à Smithson en passant par Nauman– l’artiste a constitué une série de dessins extraits du Livre Noir de l’art conceptuel.
Refusant de se plier au commentaire comme forme artistique, Clément de Gaulejac s’éloigne de la post-modernité. Il n’est plus question ici d’affronter les fondements de la modernité mais d’entrer plus avant vers cette création décomplexée et libérée que l’art actuel opère aujourd’hui vis-à-vis de ses pères. Le jeu de Clément de Gaulejac vient déplacer le piédestal sur lequel avaient été placés les actes ludiques, scandaleux ou encore radicaux des artistes des années 1960-1970 en entrant au musée et, par là même, dans l’histoire. L’art reprend ainsi la mesure de la simplicité absurde de l’objet ou du geste spontané, geste tour à tour déraisonnable, inutile, voire doucement irrévérencieux.
Collecte conceptuelle
L’exposition se tient au plus près d’une démarche conceptuelle : la collecte systématique. Sous la forme d’une sage séquence scandée sur le mur, Le Livre Noir de l’art conceptuel offre au regard du spectateur une vingtaine de vindictes : « l’art conceptuel dessine comme un pied », « L’art conceptuel a peur de tout », etc.
jusqu'au 2 jan | until Jan 2
cafepi.ca
Bachelière en arts visuels et éducatrice spécialisée, Isabelle partage son temps entre sa passion pour l’image et celle pour l’humain, pour l’être. Dans son travail, Isabelle Langlois juxtapose l’image que l’on projette à notre réalité intérieure. Beauté, image, couleur, souffrance, senti sont fusionnés pour donner des tableaux d’une grande intensité. La douleur, la blessure est alors doucement ressentie. L’addition du vécu, des blessures et de l’expérience révèle une profonde beauté. De là vient le thème de l’introspection car l’introspection étant l’action de regarder à l’intérieur et de s’observer soi-même, c’est un moment où l’on s’arrête pour se centrer sur soi, pour regarder notre passé, nos actions nos pensées, nos blessures.
« HOMMAGE À JEAN-PAUL RIOPELLE »
jusqu'au 22 déc | until Dec 22
visualvoicegallery.com
Lors d'une visite à Montréal, l'artiste Arnold Shives a reçu la demande de créer une gravure originale en noir et blanc pour accompagner un poème écrit par John K. Grande et dédié à l'artiste Jean-Paul Riopelle. Le projet a inspiré Shives et cette gravure se transforma en une collection d'œuvres d'art en hommage à l'artiste Québécois. L'adoption de diverses couleurs et textures lui a permis d'explorer l'esprit du travail de Riopelle. Shives a placé des éclats de verre brisé dans ses images et a fait usage de la peinture à l'aérosol, processus qui évoque des œuvres plus tard de Jean-Paul Riopelle. Hommage à Jean-Paul Riopelle emploie un langage vigoureux et abstrait qui reflète les peintures de Riopelle des années 1950 et 1960.
On one of his visits to Montreal, west coast artist Arnold Shives was asked to create an original black and white drypoint etching to accompany a poem written by John K. Grande and dedicated to artist Jean-Paul Riopelle. The project inspired Shives to expand this etching into a collection of artworks in homage to the late Quebec artist. Adopting various colors and textures to further mediate as well as explore the spirit of Riopelle’s work, Shives placed broken picture glass shards on his images and spray painted them in a process that evokes Jean-Paul Riopelle's later works. Homage to Jean-Paul Riopelle employs a vigorous abstract language that Riopelle’s 1950s and early 1960’s painting embodies, as well as draws on the Snow Goose image that Riopelle so loved.