




« septembre 2010 | Accueil | novembre 2010 »
12:23 dans AUTOMNE | FALL 2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« LA GUERRE DES OLIVES »
juqu'au 28 oct | until Oct 28
espace-projet.blogspot.com
« Aujourd’hui, Monsieur le Président, je viens à vous avec un rameau d’olivier et une mitraillette des combattants de la liberté. Ne laissez pas le rameau tomber de ma main. » Yasser Arafat. Discours à l’ONU, 13 novembre 1974.
Troncs coupés, arbres brûlés, récoltes volées, et attaques violentes. Depuis le début des années 2000, de nombreuses associations israéliennes, comme Rabbis for Human Rights, dénoncent les violences dont sont victimes les fermiers palestiniens au moment de la récolte des olives en Cisjordanie. Depuis quelques années, la période de la récolte des olives, autrefois festive, est devenue synonyme de violence à travers la Cisjordanie. Les médias israéliens l’appellent « La guerre des olives ». Sur les terres de la Bible, les symboles sont tout puissants. Cailloux contre mitraillettes, enfants contre soldats. L’Olivier lui, symbole ancestral de la paix, unit les peuples de la méditerranée. Aujourd’hui, il est non seulement le terrain, mais aussi le moyen et l’enjeu des affrontements entre fermiers palestiniens et colons israéliens. Valérian Mazataud, photo-journaliste indépendant à Montréal, s’est rendu en Cisjordanie à l’automne 2009, et a choisi d’aborder le conflit israelo-palestinien sous un angle symbolique.
« Today, Mr. President, I have come bearing an olive branch and a freedom fighter’s gun. Do not let the olive branch fall from my hand. » Yasser Arafat. UNO speech, November 13th 1974.
Branches are cut, trees are burnt, harvests are stolen, and attacks are violent. Since 2000, Israeli NGOs such as Rabbis for Human Rights have denounced the violent acts committed by settlers during the olive harvest, a key period for the economy of Palestinian villages. The olive harvest in the West Bank used to be a joyful time, but, for the past years, it rhymes with violence. Israeli media now refers to it as, the « Olive War ». On Bible’s lands, symbols are all mighty. Stones against machine guns, children against soldiers. The Olive tree is an ancestral symbol of peace, uniting the people of the Mediterranean. Today, it has become not only the ground, but also the mean and the issue of the confrontations between Palestinian farmers and Israeli settlers. Valerian Mazataud, freelance photo-journalist, based in Montreal, visited the West Bank during the fall of 2009, and chose to look at the Israel-Palestine conflict under the symbolic angle.
« OFF & ON »
22 oct au 21 nov | Oct 22 to Nov 21
vernissage 22 oct 17h00 | Oct 22 ~ 5:00PM
commissaire Emmanuel Galland
atelierpunkt.com
INTERVENTION No.1. Peter Gibson alias Roadsworth présente son travail en solo pour la première fois sur les murs d’une galerie. L’environnement spatial conçu souligne la forme en parallélépipède de l’architectonique du lieu. Les visiteurs se retrouvent donc au milieu d’un certain vide/plein immersif avec cette installation du sol au plafond. Le mandat initial offert à l’artiste par le commissaire était d’intégrer ses pochoirs dans la scénographie de l’exposition.
LE TITRE « OFF & ON » peut être interprété par « çà et là », « de temps à autre » en phase avec le nomadisme de ses interventions extérieures, mais aussi par le positif et le négatif caractérisés par la technique d’empreinte du pochoir. Il évoque également certaines de ses icones binaires récurrentes (prises de courant mâle/femelle, bouche d’incendie, etc.) peintes dans la rue. Le titre correspond donc tout à fait à la démarche générique imprévisible de Roadsworth où les jeux d’oppositions sont complémentaires et fertiles.
« COMMUNICATIONS SPIRITES »
23 oct au 4 déc | Oct 23 to Dec 4
vernisssage 23 oct 14h30 | Oct 23 ~ 2:30PM
pfoac.com
Inspiré de la riche histoire de la recherche sur le paranormal à la fin du XIX siècle et au début du XX siècle, Latour utilise la sculpture, le dessin, l’installation et la vidéo pour explorer les intersections entre l’art contemporain et le contact avec l’au-delà. Ces dernières années, la sculpture, l’art « textuel » et la photographie à partir d’images trouvées de Latour ont mis en lumière les façons dont nous entretenons des liens avec le passé, soulignant la manière dont cette activité typiquement humaine passe par l’objet, le texte et l’image. Pour sa plus récente production, l’artiste se sert de la communication avec le monde des esprits et de la médiumnité physique en tant que métaphores d’un dialogue avec le passé.
Inspired by the rich history of paranormal research of the late 19th and early 20th centuries, Latour uses sculpture, drawing installation, and video to explore the intersections between contemporary art and otherworldly contact. In recent years, Latour’s sculpture, text-based art, and found photography have highlighted the ways in which we connect with the past, and how this uniquely human activity is mediated through objects, texts and images. For the current body of work, the artist uses spirit communications and physical mediumship as metaphors for communicating with the past.
« HAPPY AS AN ASTEROID »
jusqu’au 20 nov | until Nov 20
galeriepush.com
C’est au chimiste Alexander (Sasha) Shulgin qu’on doit la découverte de la plupart des drogues psychédéliques connues à ce jour. L’un des plus grands défis auxquels il du faire face était celui de nommer un nombre infini de combinaisons chimiques qui suscitent divers degrés d’effets psychédéliques. On dirait que les œuvres de Ben Merris pourraient servir de représentations de ces énigmes chimiques. L’œuvre de Merris déploie un éventail vertigineux de perceptions optiques exagérées. À l’image des découvertes de Shulgin, l’œuvre de Merris provoque un déroutant effort de ne pas se perdre. Ses multiples couches à la Photoshop trompent le regard ; le doute s’installe : s’agit-il du résultat d’un procédé numérique artisanal ? La surface des œuvres « respirent un tordu et cyborg-mystique élan vital ; un certain humanisme ou intelligibilité au delà des capacités des machine. Il semble que Merris calme l’œil après l’avoir brutalisé, réveillé de sa torpeur par l’amalgame de formes géométriques, nuances, motifs tronqués et couches dissonantes. Donc, alors que Shulgin s’occupait à raffiner d’infimes variations, Ben Merris produit des « peintures qui se vampirisent en cherchant en elles-mêmes densité, pluri-dimensionnalité en sens alors que s’accumule sur leurs surfaces des couches de motifs et marques intuitives »
The chemist Alexander (Sasha) Shulgin is responsible for the discovery of almost every psychedelic drug known to man. One of the greatest challenges he faced with regards to these discoveries was trying to record and name a seemingly infinite amount of possible chemical combinations that would illicit varying degrees of psychedelic response. It seems as if the work of Ben Merris could function as the visual representation of this conundrum. His work provides a dizzying array of exaggerated optical experiences. Like Shulgin’s discoveries Merris’ work induces a confusing sense of trying to keep track of it all. His Photoshop-like layers trick the viewer into moments of doubt, the oscillation between digital production and the human hand becomes bewildering while the “surfaces are ultimately imbued with a warped, mystic-cyborg élan vital; a certain humanism or a grasp at meaning that no machine can muster”. Somehow, Merris sooths the eye after shocking it out of complacent slumber through the construction of his coalescent paintings from abstract geometric forms, gradients, incomplete patterns and layers of intersecting information. So while Shulgin toiled away with slight variations of the same, Ben Merris too generates “paintings that cannibalize themselves in the quest for density, inter-dimensionality and meaning as layers of patterned and intuitive marks build on the surface”.
09:41 dans art actuel, PEINTURE | PAINTING | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
lancement de livre ° 23 oct 19h00 | Oct 23 ~ 7:00PM
articule.org
FIONA ANNIS - CLAIRE DUMOULIN - NADÈGE GREBMEIER FORGET - JIM HOLYOAK - JP KING - FRANÇOIS MORELLI - HAYAT NAJM - MARC-ANTOINE K. PHANEUF - SABRINA RUSSO - ADAM SAJKOWSKI - ÉTIENNE TREMBLAY-TARDIF
dirigé par Mariane Bourcheix-Laporte et Anne-Marie Proulx
LETTRES/LETTERS regroupe onze œuvres d’artistes qui explorent le livre et le texte sous plusieurs variantes, s’attardant, matériellement et conceptuellement, à la relation texte-image, à l’imprimé, à la narration et au livre comme objet. Constitué d’œuvres à part entière et non de leur documentation, LETTRES/LETTERS fonctionne comme une exposition imprimée, affirmant le besoin de renverser les paradigmes courants d’aller faire l’expérience de l’art dans un espace. Né de cette recherche d’un nouveau moyen de diffusion de l’art contemporain, l’ouvrage tend à abolir les frontières qui séparent les disciplines et milieux isolés.
LETTRES/LETTERS features the works of eleven artists that explore the book and text through various lenses by dealing materially or conceptually with notions such as the relation between text and image, the printed matter, narration and the book as object. LETTRES/LETTERS integrates these artworks as such, rather than presenting them through documentation, and hence functions as a printed exhibition. By doing so, it asserts the need to rethink the established paradigm of going to a space in order to experience artworks. Resulting from the research of new means to disseminate contemporary art, this book attempts to overwrite delineations between disciplines and establish connections between isolated milieus.
08:59 dans art actuel, ART COLLECTIF | COLLECTIVE ART, art de la relève | émerging art, arts visuels | news, centres d'artistes | artists run centers, COLLABORATION, COLLAGE, DESSIN | DRAWING, INSPIRATION, INTER-DISCIPLINES, LANCEMENT | LAUNCH, LIVRE D'ARTISTE | ARTIST'S BOOK, MOTS | WORDS, ONE NIGHT STAND, UNDERGROUND | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
jusqu'au 27 nov | until Nov 27
parisianlaundry.com
Pour souligner la célébration du Mois de l’histoire des femmes par l’office de la Condition féminine du Canada, Parisian Laundry est fière de présenter deux expositions individuelles des artistes Adrienne Spier et Jennifer Lefort, qui s’accomplissent avec brio dans leur rôle de mère et d’artiste.
Recognizing Canada’s Office of the Status of Women’s observance of October being Women’s History Month, Parisian Laundry is pleased to presents 2 major solos by artists Adrienne Spier and Jennifer Lefort, both of whom are accomplished in their respective art practices and new motherhood.
ADRIENNE SPIER « GRADE »
Adrienne Spier relate l’oubli et le gaspillage d’objets autrefois fonctionnels à travers la sculpture, la photographie et l’installation. Spier extrait de leur contexte des matériaux ubiquitaires et usuels tel que des lattes de plancher de bois, des pupitres d’écoliers et des blocs de bétons de stationnements, et souligne le passage entre fonction et désuétude. En recontextualisant ses formes communes, Spier en modifie la lecture. Elle procède également à des métamorphoses de ces objets, mettant de l’avant le caractère énigmatique de leur valeur, entre produit de consommation, objet d’art et rebut. Chacun de ces objet semble porter le poids de son histoire à travers les marques et l’usure de sa surface, qui lorsque recontextualisé dans l’espace, acquiert une toute nouvelle signification. Nous nous situons dans ce nouveau paysage où l’horizontal devient vertical, des schémas géométriques évidents se tracent et une histoire est évoquée.
Spier uses sculpture, photographs and installation to examine how useful and practical objects become unwanted, overlooked and ultimately discarded. Spier seeks out and recontextualizes ubiquitous functional materials such as wood flooring, school desks and concrete parking barriers to question at what point efficiency becomes inefficiency, or how the practical becomes useless. She interrupts the original purpose of the material/object, framing it in a new way, illustrating the conundrum of valuable material being discarded and the throw away nature of Western urban society. The past individuality of each object is distinguished, highlighting the marks made over time, showing the viewer that these same objects can take up space in new and meaningful ways. We can locate ourselves in this new landscape: the horizontal becomes vertical, geometric patterns evident, and a history is evoked.
JENNIFER LEFORT « MAKE BELIEVE »
Lefort s’emploie à faire ressortir le potentiel narratif de compositions abstraites. La pratique artistique de Jennifer Lefort est particulièrement influencée par son nouveau statut de mère artiste. Elle évoque comme nouveau point de départ de sa pratique, la vie avec ses deux enfants où les moments de jeux, de distractions, de découverte et de création s’enchaînent dans une hybridation du vrai et du faux. Dans sa production récente, tant au point de vue pictural que conceptuel, on peut apperçevoir des gestes qui traversent des cadres simulés à l’intérieur de mondes fictifs. Ces environnements irréels sont le produit d’accumulation de strates, de gestes spontannés et de formes caverneuses. Les masses de couleurs et les paysages surréels se rencontrent dans des environnements aux paramètres indéfinis et au potentiel immense.
Lefort explores the idea of potential narratives through abstraction. Lefort’s studio practice is clearly influenced in (new) Motherhood and life with her two daughters. Everyday actions such as play, distraction, escape, discovery, creation, and especially the hybrid place of real and unreal have become starting points. Her recent paintings and conceptual approach see her gestures surfacing out of portals and spawning ideas of make-believe worlds. This imagining of what make believe would look like is filled with layers, peek-a-boo gestures and cave like forms. These imagined landscapes situate possible structures and beginnings of an architecture. The muted and primary toned globs of paint meet where gravity takes hold and takes off all at once. Certainly, it is a place of limitless potential.
Lire la suite "ADRIENNE SPIER & JENNIFER LEFORT @ parisian laundry" »
jusqu'au 11 déc | until Dec 11
joyceyahoudagallery.com
CORINE LEMIEUX « EN COURS DE ROUTE »
Dans sa pratique photographique, Corine Lemieux choisit de composer avec les situations telles qu’elles se présentent à elle lors de rencontres ou d’activités de la vie courante. Elle produit des séries qui interrogent la complexité des relations humaines (séries accolades, liens, réunions, portraits, croisements, liaisons), le caractère insaisissable des phénomènes (séries obstacles, flous, hors-champs, reflets, ombres, lumière), les transitions et les morts (séries cadavres, blessures, natures mortes, offrandes), les lieux avec lesquels nous cohabitons (séries environnements, ambiances, maison, atelier) et encore une série de mots trouvés qui nomment en quelque sorte toutes ces réalités. Ce sont ces séries ouvertes, dont les premières images ont été prises en 2001, qui constituent l’ensemble en cours de route.
In her photography, Corine Lemieux choose to make do solely with what already exists, with situations as they occur in daily encounters or activities. She produces series, always linked to questions of the complexity of human relationships (accolades, links, gatherings, portraits, liaisons), the ungraspable nature of phenomena (obstacles, blurs, out-of-focus, reflections, shadows, light), transition and death (corpses, wounds, still lifes, offerings), the space we cohabit (environments, ambiances, house, studio) and finally a series of found words that in a certain way name all these realities. These are the open-ended series, begun in 2001, that constitute the along the way ensemble.
ZIPERTATOU « JAZZISSIMO JOISEAU »
À travers ses maquettes, zipertatou tente de reproduire l’état d’esprit dans lequel on plonge quand on joue, un état d’esprit qui nous ramène à l’enfance. « C’est une des caractéristiques du jeu d’arriver, bien souvent et malgré nous, à nous emporter, à nous faire perdre pied avec la réalité. Dans le jeu, on perçoit autrement les phénomènes, les images et l’on découvre innocemment de nouvelles formes ». Le jeu nous fait perdre prise avec l’esprit de sérieux qui caractérise l’âge adulte, esprit de sérieux qui renvoi autant à l’attitude rationnelle et réflexive face au monde, qu’au principe de réalité, au contrôle de soi et de ses émotions, à la retenue.
Through his maquettes, zipertatou attempts to reproduce the state of mind we immerse ourselves in when we play; a state of mind that brings us back to childhood. “One of the characteristics of playing is for us to be transported to another place, often despite ourselves; to lose touch with reality. Within games, we perceive images and phenomena in a different way, and as such we effortlessly discover new forms.” Play enables us to surrender the seriousness that characterizes adulthood; the seriousness that implies a rational and reflexive state of mind when facing the world, likewise instilling the principle of reality, self-control and the handling of one’s emotions; self-restraint.
Lire la suite "CORINE LEMIEUX + ZIPERTATOU @ joyce yahouda" »