




« août 2010 | Accueil | octobre 2010 »
10:13 dans AUTOMNE | FALL 2010 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« Ce qui m’intéresse, c’est l’insaisissabilité du concret qui change selon l’attention qu’on lui porte, depuis notre bagage personnel. J’essaie donc de travailler en provocant des rencontres improbables entre matériaux, comme la mousse de polyuréthane et la résine, Le fusain et le géotextile, l’acrylique et le plastique. Je mise sur leur pouvoir évocateur, comme une simple fleur sur une tapisserie peut nous transporter dans une forêt, une expérience. Je travaille en ce moment sur des bas-reliefs en résine transparente, par moment colorée, que je superpose sur des toiles figuratives apparemment finie. Une nouvelle dimension se forme alors entre la toile peinte et le relief adjacent. Le moment est multiple, mais figé, ramené à l’avant-plan par les textures. »
jusqu’au 9 oct | until Oct 9
lesterritoires.org
CATHERINE TREMBLAY « ENTRE AUTRES »
Telle une collection, Entre autres additionne et propose des portraits, des témoignages et des fragments de vie. Ces éléments sont rassemblés afin de mettre en interaction des dialogues réels et enregistrés, visuels et sonores, fortuits et volontaires ; entre la photographie et la sculpture, entre le relationnel et le documentaire, entre la démonstration et la suggestion.
Devised in the form of a collection, the exhibition Entre autres by Catherine Tremblay features portraits, testimonies, and fragments of strangers' lives. These various elements come together, creating different types of dialogues: real and recorded, visual and aural, fortuitous and deliberate, brought forth by components between photography and sculpture, relational and documentary approaches, display and suggestion.
VÉRONIQUE BÉLAND « COMME UNE CHORALE DANS LA TÊTE (OU QUELQUE CHOSE COMME ÇA) »
Je travaille en silence, en rédigeant des mots sur des bouts de papier : des mots qui appartiennent à ma mémoire, qui ne racontent rien d’exceptionnel. J'écris et j'accumule ces fragments au quotidien, que je conserve pêle-mêle sur mon bureau, dans mes tiroirs, sur ma table de cuisine ou de chevet, c'est selon. Je les collectionne et les manipule jusqu'à ce qu'ils puissent parler d'eux-mêmes, parler ensemble. Le texte me suggère ensuite des images, des modes de présentation – et parfois rien du tout.
Lire la suite "CATHERINE TREMBLAY + VÉRONIQUE BÉLAND @ les territoires" »
DEREK SHAPTON
En apparence tranquilles comme une fin de journée d'été, les images de la série Here de Derek Shapton se révèlent à la lecture de leurs titres comme les scènes d'une mémoire pétrifiée. Dans la plate frontalité de leur capture, elles pourraient témoigner de quelconques études criminelles, urbanistiques ou écologiques. Or la topographie qui est ici tracée en est une toute personnelle, liée à l'enfance : Chris Got Kneed In The Face, 1987 (2007), Lost A Tooth, 1978 (2007), Teenagers Making Out, 1982 (2007), Learned to Swim, 1976 (2007). Les titres agissent ainsi comme vecteurs narratifs en créant sur ces paysages inhabités des écrans animés, peuplés de fantômes. Le souvenir évoqué prend alors le dessus sur la capacité des photographies à témoigner. Par cet aveu d'échec de l'image s'accentuent l'angoisse de la disparition et le sentiment de perte lié à l’événement qui n'adviendra plus.
EAMON MAC MAHON
Réalisées dans des communautés recluses et éloignées du nord-ouest canadien et de l'Alaska, les images de Landlocked de Eamon MacMahon montrent des paysages qui semblent tenir l'homme en position de captivité. À travers la beauté prenante des vastes étendues sauvages qui se déploient autour de lui plane une menace latente indescriptible. Devant la fragilité de l’homme seul, laissé à lui-même, se posent les questions de la force de la nature, de la force de l’homme sur celle-ci et de leur impermanence à tous deux. En ce sens, cette série n’est pas sans rappeler une certaine représentation du sublime où s’enlacent des sentiments de chagrin et de plaisir.
KARIN BUBAS
Dans Studies of Wardrobe and Landscapes, Karin Bubas emprunte aux procédés cinématographiques d'Hitchcock et d'Antonioni afin de créer des mises en abîmes qui interrogent les habitudes de perception. Les paysages pittoresques dépeints deviennent hantés d'une étrangeté inquiétante par le regard posé sur des personnages féminins solitaires, eux-mêmes perdus dans l'observation de la beauté enchantée des espaces environnants. Les héroïnes de Bubas, pensives, vulnérables et élégantes, incarnations d'une féminité codée, semblent s'en dissocier par le regard voyeuriste posé sur eux.
BIRTHE PIONTEK
La série Sub Rosa de Birthe Piontek se compose de portraits d'adolescents esseulés perdus dans des songes méditatifs auxquels sont juxtaposées des natures mortes sombres et intrigantes, petites compositions suspectes qui résistent à la compréhension. Le choix même des sujets, dans un âge transitoire, cadrés dans la solitude de la nature, incarne la représentation typique de l'acedique. Les vanités mystérieuses à l’aspect suranné en promettant quant à elles un faux accès à leur intimité ou à la nature du drame qui les affligent, dans la tension qu'elles provoquent, éludent toutefois plus qu'elles n'éclairent de sorte que la torpeur des sujets en reste insondable.
JOSÉE PEDNEAULT
From Warshaw with Love est d'abord né d'une nécessité, celle pour deux amoureux de garder un contact unique et intime malgré la distance. Josée Pedneault, en résidence d'artiste en Pologne et Christophe Colette, resté au Canada, ont correspondu avec systématisme, pendant 109 jours. La série comprend donc 109 images, dont un extrait de 30 jours consécutifs est ici présenté. Dans la volonté touchante d'un impossible témoignage exhaustif, les images s'accumulent, dialoguent, se répondent, s'ignorent. L'absence et l'angoisse de la perte se font justement les plus chagrines quand celles-ci se fondent dans une représentation mimétique du paysage, la sourde grisaille de Montréal et celle de Varsovie l'hiver, si semblables, donnant l'impression d'un rapprochement alors que la distance rend impossible le partage, côte à côte, d'une même vue à regarder.
JAMES NIZAM
En installant un dispositif de lentilles dans les murs de maisons abandonnées vouées à la démolition, James Nizam les a ainsi transformées en camera obscura. Dans la série Anteroom, la lumière se glisse dans l'obscurité monochrome des intérieurs et vient projeter l'image des paysages environnants, le nord pointant au sud et inversement. Par l'utilisation d'un procédé lui-même chargé d'histoire, ces lieux voués à l'anéantissement s'animent à nouveau dans ce qui reste autour d’eux de traces résiduelles d'une vie révolue. L’irrémédiable écart entre l'intérieur en ruine et l'évanescent mouvement de la lumière extérieure qui s'y devine trahit la brièveté des choses et le passage inéluctable du temps.
jusqu'au 1 oct | until Oct 1
fofagallery.concordia.ca
Septembre marque le retour en classe de 35 000 étudiants au cœur du centre-ville. Notre programmation 2010 se veut à l’image de ce changement palpable par le truchement de présentations polyphoniques qui témoignent de l’ampleur de la pratique en beaux-arts et du potentiel de la Galerie FOFA. Ces présentations seront exposées dans quatre différents sites, allant des corridors du pavillon EV aux vitrines de la rue Sainte-Catherine.
September marks the annual return to class and the return of 35,000 individuals to the downtown campus. This shift in audience is palpable and our rentrée programming reflects it with a polyphonic offering that demonstrates the potential of our gallery as having four distinct sites emerging from deep within the building to the storefront on Ste. Catherine Street.
« POSSIBLE MOVEMENTS » MARIELLE NITOSLAWSKA - ALISON REIKO LOADER - JANE TINGLEY - SUZIE SYNOTT
vitrines du corridor York | York corridor vitrines
L’installation Possible Movements se compose de sept projections stéréoscopiques dans lesquelles les fenêtres des vitrines deviennent l’écran et les lentilles chromées permettant aux images animées par ordinateur d’apparaître en trois dimensions. Possible Movements propose des approches innovantes à la représentation de sites patrimoniaux en mettant en valeur des éléments verbalement indescriptibles tels que la temporalité, la simultanéité et la perception spatiale. Les projections montrent la chapelle de la maison mère des Sœurs Grises, qui abritera sous peu la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia. Les techniques de photographie stéréoscopique, développées parallèlement à la construction de la chapelle, permettent de transporter le public dans des temporalités virtuelles et ré-imaginées. L’illusion d’objectivité créée par le réalisme des photos n’est cependant pas le but visé par l’œuvre. Les artistes ont plutôt cherché à superposer matériel d’archives, temporalité et mouvements photographiques novateurs entremêlés de considérations matérielles et spatiales. Leur objectif? Proposer un voyage virtuel à travers le temps et l’espace qui explore les multiples significations culturelles du site.
Possible Movements is an installation of seven stereoscopic projections wherein the vitrine windows become both screen and the chromaed lenses required to render the computer animated images appear in 3 dimensions. Possible Movements proposes innovative approaches to the re-presentation of heritage sites by highlighting ineffable elements such as temporality, simultanaeity and spatial perception. In this iteration, the subject building is the Chapel of the Grey Nuns Motherhouse, soon to become the home of the Fine Arts at Concordia University. The stereotopic photographic techniques developed simultaneous to the chapel’s construction are now able here to transport viewers into virtual and re-imagined temporalities. The illusion of objectivity provided by photorealism is not the goal, instead it is the layering of archival materials, time lapse and innovative camera movements along with material and spatial considerations that allow a virtual flight through time and space that explores the site’s multiple cultural meanings.
plus | more
MELANIE AUTHIER « NOBODY'S GEOMETRY »
galerie principale | main gallery
Nobody’s Geometry se compose de six nouvelles peintures à grande échelle. Individuellement, elles rassemblent chacune des contradictions visuelles à l’intérieur d’un même espace imaginaire, et collectivement, elles créent un échange dynamique et rivalisent d’ordre. Ces contradictions opposent l’artificiel à l’organique, le technologique au naturel, le plat à la profondeur, les couleurs synthétiques aux teintes naturelles, le chaos au contrôle, le sublime au banal. Selon Melanie Authier : « Les conventions de la beauté et du sublime, qui existent depuis le XVIIIe siècle, peuvent être remises en question dans un contexte contemporain. Les mouvements artistiques du pittoresque et du sublime ont servi de symptômes précoces à la conception de la relation continue avec la nature et le paysage comme notion romantique appartenant au passé. Le concept de Nature est une catégorie provisoire et idéologique. Mes peintures traitent de l’idée de “nature” en tant que construction sociale médiatisée. » L’œuvre s’accompagne d’un texte de James D. Campbell
Nobody’s Geometry consists of 6 new large scale paintings that each bring together visual contradictions into one imaginary space and collectively create a dynamic exchange and jostle for order. These oppositions include the artificial and the organic, the technological and the natural, flatness and deep space, synthetic and natural colour, chaos and control, the sublime and the everyday. Says Authier: “The conventions of beauty and the sublime that have existed since the 18th century can be looked at reflexively within a contemporary context. The artistic movements of the picturesque and the sublime were the early symptoms of the continuing relationship with nature and landscape as something that is romanticized and lost. The concept of Nature is a provisional category that is ideologically determined. My paintings negotiate the idea of “nature” as a mediated social construct. NB accompanied by a text by James D. Campbell
plus | more
ROSALIE D. GAGNÉ « RÈGNE ARTIFICIEL »
boîte noire | black box
Règne Artificiel est une installation contextuelle qui renvoie à l’architecture réceptive. À cette occasion, la Boîte noire accueille un réseau de petits objets gonflables qui s’animent lentement dans un mouvement d’expansion et de contraction, à l’image de la respiration. La structure en elle-même semble représenter des sortes de plantes organiques, mais elle est en fait constituée de feuilles de plastique transparent animées mécaniquement. Par ses contradictions matérielles et ses qualités immersives et étranges, Règne Artificiel cherche à harmoniser le monde artificiel et les processus naturels qui séduisent et repoussent tout à la fois.
Règne Artificiel II, is a site specific installation in the mode of responsive architecture. A network of small inflatable objects populates the black box and is animated with the slow expansion and contraction, motion that replicates breath. The structure itself mirrors organic plant materials in form but is constructed with transparent plastic sheet and animated mechanically. It attempts to harmonize the artificial world with natural processes and both seduces and repels with its immersive and uncanny quality.
« [INSERT TITLE HERE] » CARMAN - CHERNIACK - RUSSO
les vitrines | street vitrines
Réalisée par trois artistes, [insert title here] est une œuvre de collaboration qui fait voir le côté artistique d’un certain travail administratif. Le trio cherche à acquérir des compétences pratiques afin d’accéder à l’information recherchée et à trouver lieu dans lequel créer une relation contextuelle. Pour ce faire, il revisite la conception du lettrage de vinyle ayant servi à promouvoir la programmation de la Galerie FOFA. Il montre ainsi la manière dont les signes et les textes didactiques professionnalisent et encadrent les œuvres jusqu’à en devenir parfois partie intégrante. Leur recherche, qui débute dans les fichiers d’archives de la Galerie, sera présentée dans les vitrines de la rue Sainte-Catherine. Ce lieu tout indiqué mettra de l’avant la nature publique des textes et leur rôle dans la représentation et la communication des œuvres d’art et des programmations publiques. Les artistes offriront par ailleurs un atelier sur la conception, l’application et le lettrage de vinyle dans une optique artistique et ludique.
[insert title here] is a collaborative partnership made up of three artists who are interested in the administrative task as art. Collectively they are interested in learning applied skills that will allow access to information and a location in which to create a site-specific relationship. In this instance, the artists wil re-purpose vinyl lettering design that has been used to advertise the programming of the FOFA Gallery, examining how signage and didactic texts professionalize, frame, and sometimes become part of, the works. The research begins within the archival files of the gallery and will be installed in the Ste. Catherine Street Vitrine or shop window. This apt locale will foreground the public nature of the text display and its role within the representation and communications of works of art and public programming. The artists will also offer a workshop during orientation, in vinyl design/application/ and text development for display and play.
08:27 dans art actuel, art de la relève | émerging art, ART INTERACTIF | INTERACTIVE ART, ART NUMÉRIQUE | DIGITAL ART, COLLABORATION, EXPO DE GROUPE | GROUP SHOW, INSPIRATION, INSTALLATION, INSTITUTIONS, INTER-DISCIPLINES, PEINTURE | PAINTING, PUBLIC ART PUBLIC, SCULPTURE, VIDEO | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« PEEPSHOW » jusqu'au 16 oct | until Oct 16
pfoac.com
« Ceci est un processus du regard qui invite le regardeur à devenir ''producteur optique'' aussi bien que spectateur, créant de la sorte un théâtre de contemplation pour l'acte de regarder et la mécanique de la représentation. Ce drame interactif met en scène ce qui est essentiel à tout art pictural radical; non pas la formulation d'emblèmes iconiques statiques qui ''illustrent'' des idées, mais plutôt la reconnaissance active... au yeux de l'esprit, durant la contemplation de l'art pictural, de nos propres expériences comparatives de la complexité visuelle de la vie quotidienne. » Ian Wallace, Corner of the Studio (1993) and El Taller (1993) : A Description and Reflection Upon Two Recent Works
Pour sa troisième exposition personnelle à la galerie PFOAC, Hildebrand a choisi de méditer sur le thème de l'atelier d'artiste. Il en résulte un dialogue entre les forces opposées d'espace et de surface propres à la peinture. Typiques de l'approche de cet artiste, une variété de références convergent dans ces nouvelles œuvres : le cinéma, le théâtre, la peinture d'histoire et la photographie documentaire y sont tous sciemment évoqués et explorés, révélant leurs influences respectives dans l'ensemble de l'exposition.
"This is a process of seeing which invites the spectator to become an 'optical producer' as well as spectator - creating a theater for contemplation upon the act of seeing and the mechanics of representation. This interactive drama plays out what is essential to all radical pictorial art, not the formulation of frozen iconic emblems that 'illustrate' ideas, but the active recognition...in the mind's eye during the contemplation of pictorial art of our own comparative experiences of the visual complexity of everyday life." Ian Wallace, from Corner of the Studio (1993) and El Taller (1993): A Description and Reflection Upon Two Recent Works
For his third solo exhibition at the gallery, Hildebrand meditates on the theme of the artist's studio. What results in Peepshow is a further negotiation of the opposing forces of space and surface within painting. In characteristic fashion, a host of references converge in these new works; film, theatre, historical painting and documentary photography are all consciously evoked and explored here, revealing their influence throughout the exhibition.
07:47 dans art actuel, INSPIRATION, PEINTURE | PAINTING | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
galeriesimonblais.com
PETER HOFFER « INTERVENTION » jusqu’au 16 oct | until Oct 16
Exposer des abstractions et des paysages de Peter Hoffer côte à côte, c’est en quelque sorte tenter de réunifier deux genres de l’histoire de la peinture que seule, en fait, l’imagination humaine a séparé arbitrairement, alors que tous deux se composent en définitive des mêmes éléments. Ainsi, dans cette production récente, l’artiste laisse apparentes des coulures, en référence à l’histoire moderne de l’abstraction, et traduit des éléments de la représentation — troncs d’arbres et rochers — au moyen de sillons gravés directement sur le support de bois. Par ce dévoilement de la surface sous-jacente à l’image, le peintre affirme qu’il s’agit là d’une construction. Il nous dit : « Ce que tu regardes n’est rien d’autre qu’un panneau de bois taché par des couleurs à l’huile. Cet arbre que tu vois est peut-être celui-là même qui rend cet objet possible. » Il y a donc circularité entre le support de l’objet à peindre et l’objet représenté. Les abstractions et les tableaux paysagistes de Peter Hoffer sont exécutés à l’huile sur des supports de bois et recouverts d’une résine spécialement conçue à cet effet. La matière réfléchissante ainsi appliquée magnifie l’objet d’art, ce qui va à l’encontre de la tendance actuelle du « mal peint » et de la fausse banalité, le plus souvent fabriquée, de l’œuvre d’art contemporaine.
MARC SÉGUIN « RUINES » jusqu’au 2 oct | until Oct 2
À l’occasion du lancement du film de Bruno Boulianne Bull’s Eye, un peintre à l’affût, la Galerie Simon Blais présente un accrochage de quatre tableaux récents de Marc Séguin de la série Ruines. Ce documentaire, gagnant du prix Tremplin pour le monde ARTV au Festival international du film sur l’art de Montréal 2010, trace avec justesse et complicité le portrait de l’artiste.
« PROGRESSIONS ET PROJECTIONS »
jusqu'au 30 oct | until Oct 30
galeriesas.com
Rétrospective du travail de Peter Gnass, artiste multidisciplinaire accompli et prolifique. Dans ces deux séries intitulées Progressions et Projections , Peter Gnass s'interroge sur les effets qu'ont le temps et le mouvement sur la forme. La galerie [sas] propose une nouvelle lecture de ces deux séries, amorcées dans les années 1970, qui se renouvellent constamment, jusqu'à aujourd'hui. Avec les Progressions, l’exposition nous introduit aux premiers questionnements de l’artiste sur l’effet que peuvent avoir le temps et le mouvement sur une ligne, une forme, un objet, en offrant au public des œuvres qui se construisent par séquences, selon un point de vue perspectiviste. Comme les séquences d’un film, ces dessins, peintures et sculptures de plexiglas intègrent le temps dans l’image, en nous présentant en « temps réel » (imaginé) les possibilités virtuelles du cheminement des lignes. Les Projections, par ailleurs, mettent en évidence la relativité du phénomène de perception selon le point de vue, par le recours aux effets d’illusions optiques et aux processus de l’anamorphose. L’artiste projette des formes (le plus souvent sous l’apparence de polygones), sur un objet ou un élément du paysage, et c’est par le mouvement du spectateur que se construit et se déconstruit la forme projetée.
Retrospective exhibition of works by Peter Gnass, an accomplished and prolific multidisciplinary artist. In the two series named Progressions and Projections, Peter Gnass examines the effects of time and motion on shapes. Galerie [sas] proposes a new interpretation of these two series, which began in the 1970s and have been constantly renewed until today. With the Progressions series, the exhibition is introducing us to the artist’s questioning about the effects of time and motion on a line, a shape, or an object, providing the viewers with works that are built in sequence, according to a perspectival point of view. Like film sequences, these drawings, paintings, and small-scale Plexiglas sculptures incorporate time into images, showing us in imagined “real” time the virtual possibilities inherent in lines meandering movements. The Projections series make use of optical illusion effects and anamorphosis to show how relative the phenomenon of perception is to point of view. The artist projects forms (most often polygons) onto an object or a landscape element, and the viewers’ movement constructs and deconstructs the projected form.
07:06 dans art actuel, DESSIN | DRAWING, PEINTURE | PAINTING, SCULPTURE, VIDEO | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
« CIELS ET MARÉES - MA PREMIÈRE MAISON »
jusqu'au 23 oct | until Oct 23
oboro.net
« Déplacer la maison, morceau par morceau… Attaché au ciel et au fleuve, ce paysage ne m'a jamais appartenu – de même, n'ai-je jamais appartenu au paysage… » Lenka Novakova
En démontant, puis déplaçant, morceau par morceau, les vestiges d'une maison incendiée vers l'espace d'exposition d'OBORO, Lenka Novakova reconstitue non seulement une architecture, mais un paysage en entier.
"Moving the house piece by piece... The land never belonged to me—Neither I belong to the land..." Lenka Novakova
Lenka Novakova pulls apart the burnt remains of a house, piece by piece, rebuilding it in OBORO's exhibition space, reconstructing not only its architecture, but an entire landscape.
25 sept au 24 oct | Sept 25 to Oct 24
vernissage 25 sept 14h00 | Sept 25 ~ 2:00PM
galeriedeste.com
Dans l’exposition de Sarindar Dhaliwal, la couleur se présente comme un passage vers un monde magique rempli de nostalgie et de possibilité. Corinna Ghaznavi, critique et commissaire
Cette exposition comporte des photographies, deux installations comportant des livres d’art et un projet de film/vidéo d’une durée de 14 minutes. Les couleurs dans les œuvres de Dhaliwal évoquent un sentiment familier de nostalgie, appuyé par le jeu du langage. Son héritage culturel et sa pratique artistique contemporaine s’unissent, ce qui l’amène à une compréhension et à une interprétation mûrie de son passé. En s’inspirant du souvenir et des symboles qui ont une signification personnelle pour elle, Dhaliwal dépasse l’art autobiographique en créant une typologie des expériences sensorielles et émotionnelles qu’elle a vécues en grandissant.
In Sarindar Dhaliwal’s exhibition, colour offers insight into a magical world filled with longing and possibility. Corinna Ghaznavi, critic and curator
The exhibit contains photographs, bookwork installations and a 14-minute film/video projection. The use of colour in Dhaliwal’s work evokes a familiar sense of nostalgia, reinforced by the play of language. Her cultural heritage and contemporary artistic practice come together to bring Dhaliwal to a firm understanding and interpretation of her history. Inspired by her memories and by symbols of personal significance, Dhaliwal goes beyond the autobiographical to create a taxonomy of sensory and emotional experiences such as those she experienced growing up.