




13:00 dans HIVER | WINTER 11-12 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Les mégavedettes de l'art contemporain, comme Jeff Koons ou Damien Hirst, emploient dans leurs ateliers des centaines d'assistants. Avec quelques 120 employés, l'atelier de Hirst peut être considérée comme une PME de taille respectable. Ils ne font pas exception, bien entendu. La plupart des artistes établis comptent de tout temps sur l'aide de collaborateurs.
Unknown miniaturist, Brussels Royal Library, deuxième moitié du 15e siècle
Un petit diaporama publié récemment sur un site populaire en recense une dizaine parmi les plus célèbres. J'ai été amusé de constater que sa diffusion sur les plateformes des médias sociaux ait suscité de nombreuses réactions outrées (on peut d'ailleurs en lire quelques unes du même ordre dans les commentaires sous le diaporama). Quoi? Ces artistes ne créeraient pas de leurs divines mains leurs propres œuvres? Le modèle maitre-apprenti existe pourtant depuis la nuit des temps et il a permis à de nombreux génies de produire des œuvres remarquables, aidés de leurs élèves et assistants.
« CLUB DE FÊTE »
3 au 25 fév | Feb 3 to 25
visualartscentre.ca
L’exposition rassemble des huiles sur toile de moyens et grands formats ainsi que des aquarelles de petits formats qui explorent la constellation de thèmes chers à l’artiste; des paysages parsemés de signes de la présence et du rituel humain où s’opère la rencontre étrange de l’exaltation et de la menace, de l’exotisme et de la naïveté. Aussi, cette nouvelle série d’œuvres témoigne d’une grande maîtrise des techniques peintes.
The exhibition includes medium to large format oil paintings as well as smaller works in watercolour that continue to explore the constellation of themes and images for which the artist is known – landscapes stewn with signs of human ritual and presence, an odd coming together of exhilaration and menace, exoticism and the naieve. The new body of work also bears wtiness to a deepening mastery of painterly means.
jusqu'au 14 fév | until Feb 14
espacerobertpoulin.com
MARC LEDUC
CRISTINA LAMA
OSVALDO RAMIREZ-CASTILLO
DANIEL ERBAN
VALERIO ADAMI - CAROLINE BOILEAU - MATT GOERZEN - SADKO HADZIHASANOVIC - MICHEL LANCELÔT - NADIA MOSS - HENRIETTE VALIUM
L’exposition Rouge Sanguin propose des œuvres de la collection de la galerie où se déclinent les multiples nuances de la couleur rouge. Les artistes Daniel Erban, Marc Leduc, Osvaldo Ramirez-Castillo s’inspirent abondamment de cette couleur qui est celle du sang et de la terre. Symbole de vitalité et de violence, de vie et de mort, le rouge attire et repousse. Mais il fascine surtout, toujours et partout.
« TABLEAUX RÉCENTS »
jusqu'au 5 fév | until Feb 5
Maison de la culture Rosemont Petite-Patrie : 6707 De Lorimier
La liberté éclairant le monde, acrylique, 2011, 91cm x 91cm
Pour décrire les tableaux de Jaber Lutfi, il est de bon aloi de citer quelques critiques. On parle d’un retour inespéré de la narration en peinture. On dit que les images qui habitent ses tableaux ont l’inquiétant éclat d’un univers riche, nourri de quelques siècles d’interrogation sur le dérisoire et l’infini. On peut aussi rajouter que c’est l’audacieuse œuvre d’un artiste hors du commun, véritable créateur d’un imaginaire d’une rare richesse, d’une fantaisie pleine de bizarres profondeurs.
« ET VOGUE LE NAVIRE »
jusqu'au 12 fév | until Feb 12
Maison de la culture Maisonneuve : 4200 Ontario Est
L'exposition est accompagnée d'oeuvres des élèves de quatre classes de l’école primaire Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle dans le cadre du programme de résidence d’artiste à l’école, initié par l’organisme C2S Arts et Événements. Ce modèle de résidence permet à un artiste de poursuivre sa recherche et, par différentes activités avec les élèves, de participer à la promotion de l’art dans les écoles. Dans ce contexte, les élèves ont la possibilité de comprendre les activités cognitives inhérentes au processus créateur et de vivre l’expérience de la création en s’inspirant de la démarche de l’artiste.
« NOUVEAUX TABLEAUX »
jusqu'au 11 fév | until Feb 11
larochejoncas.com
Son travail a été présenté à la galerie en 2010 dans l'exposition 'BRUT' avec les artistes Benjamin King et Justin Stephens. Patrick Dunford vit et travaille présentement à Montréal. Les paysages dans ces tableaux représentent la région du Great North Woods de la partie nord de l'état du New Hampshire. Les formes naturelles présentées dans ces oeuvres incluent des montagnes, des arbres et des lacs et articulent une exploration du genre de la peinture de paysage ainsi qu'un engagement personnel avec ce lieu Alors que la réalité concrète du monde est visible, une expérience plus subjective et mons tangible de l'expérience du lieu émerge également à travers l'accumulation de peinture.
This is the first solo exhibition of the artist with the gallery. His work was featured at the gallery in the group exhibition 'BRUT' in 2010 along with the works of Benjamin King and Justin Stephens. The landscapes in these paintings portray the Great North Woods in northern New Hampshire. The natural forms in these works, which include mountains, trees, and lakes, articulate both an exploration of the genre of landscape painting, and a personal engagement with place. While the concrete reality of the world is visible, a more subjective and less tangible experience of place also emerges through the accumulation of paint.
commissaire : John Zeppetelli
jusqu'au 13 mai | until May 13
dhc-art.org
Omer Fast, 5000 Feet is the Best (2011), Digital Film, 30 minute loop (Still by Yon Thomas), Courtesy gb agency Paris and Arratia Beer Berlin
Teresa Margolles, Plancha (2010), Installation with 10 heated steel plates and water from the morgue, 300 x 600 x 60 cm (118 1/8 x 236 1/4 x 23 5/8 inch), Exhibition view "Frontera", Kunsthalle Fridericianum, Kassel, 2010, Photo: Nils Klinger / Courtesy the artist & Gaerie Peter Kilchmann, Zurich
PHILIPPE PARRENO - TARYN SIMON - OMER FAST - TERESA MARGOLLES - JOSÉ TOIRAC
Une exposition collective thématique qui réunit des œuvres majeures réalisées par cinq artistes de provenance et de réputation internationales. L’exposition explore différentes notions de disparition articulées autour des sphères personnelle, sociale et politique. Toutes les œuvres mettent en scène le deuil, l’absence et la perte, et les conceptualisent dans des récits associatifs denses qui dévoilent le caché et l’inaccessible, ou ce que l’on soustrait au regard.
This show brings together major works by five acclaimed international artists. The exhibition explores different notions of disappearance articulated across the personal, social and political realms. All the works stage and conceptualize mourning, absence and loss, offering rich associative histories while also uncovering the hidden and inaccessible – or that which is made to disappear from view.
07:28 dans art actuel, ART CONCEPTUEL | CONCEPTUAL ART, art de la relève | émerging art, ART ENGAGÉ, ART INTERNATIONAL, ART NUMÉRIQUE | DIGITAL ART, ART SUR PAPIER | ART ON PAPER, EXPO DE GROUPE | GROUP SHOW, Film, INSPIRATION, INSTALLATION, INSTITUTIONS, INTER-DISCIPLINES, PHOTOGRAPHIE | PHOTOGRAPHY, POLITIQUE | POLITICS, SCULPTURE | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« DOMESTIQUER »
jusqu'au 18 fév | until Feb 18
galeriedonaldbrowne.com
« L’esclave n’aspire qu’à sa liberté. Pour l’acquérir ou du moins l’approcher, l’homme, quel qu’il soit et quel que soit le passé qu’il porte, apprendra à se dompter lui-même. »
Jérôme Havre dévoile ici des éléments à ce jour inédits dans sa grammaire visuelle. L’artiste présente des photographies de cages de zoo qui soulignent le paradoxe de leurs deux fonctions : protéger et enfermer. De plus, la recherche textile (dite des « objets d’ornement ») se resserre sur deux mystérieuses sculptures plus fermes, plus abstraites que les précédentes. Les deux Holothuries (concombres de mer) attirent le regard de par leur apparence à la fois tendre et fuyante, née de patients raccommodements de matériaux et de formes, mille piqûres des quelques vieux tissus chamarrés.
“The enslaved aspire only for their own liberty. To attain or at least to approach it, Man, who ever he may be with his past, must learn to become his own master.”
Jérôme Havre unveils new elements in his visual language. In his first exhibit at the gallery, he presents a series of photos of zoo cages that underline the paradox of their two functions: to protect and to enclose. In addition, he explores sculpture with textiles (from the series Ornamented Objects). Two mysterious forms, more solid and abstract than his previous hybrids, are named after Holothuria (sea cucumbers). Entrancing the spectator with their tenderness and elusiveness, born of patient patch working of materials: formed by his thousands of stitches and baroque fabrics.
commissaires : Marie-Ève Charron, Marie-Josée Lafortune et Thérèse St-Gelais
jusqu'au 25 fév | until Feb 25
optica.ca
© Sophie Bélair Clément (avec la collaboration de | with the collaboration of David Jacques), See you later / au revoir : 17 minutes en temps réel, 2008 (1/3). Installation vidéo, son | Video installation, sound. 18 minutes. Collection de la Galerie Leonard & Bina ellen, Université Concordia | Collection of the Leonard & Bina Ellen Art Gallery, Concordia University. Achat | Purchase, 2011.
L’exposition «Archi-féministes!» réunit un important corpus d’œuvres historiques et contemporaines de femmes artistes ayant contribué à l’histoire du centre depuis 1972. Pour une première fois, cette histoire est abordée sous une perspective féministe, un féminisme d’archives qui propose un regard rétrospectif et actualisé s’intéressant, entre autres, à la performativité des pratiques et aux stratégies qui prennent place dans la photographie, la vidéo et le document. Cette exposition, qui sollicite non seulement le fonds documentaire OPTICA, mais aussi des collections privées et publiques ainsi que des archives d’artistes, est présentée en deux volets.
The exhibition “Archi-féministes!” brings together a significant body of historical and contemporary work by female artists who have contributed to the centre’s history since 1972. For the first time, we are broaching that history from a feminist point of view, an archival feminism proposing a retrospective and updated perspective concerned, among other things, with performativity in artistic practices and strategies deployed through photography, video, and the document. The exhibition, occurring in two parts, draws not only on the OPTICA Archives, but also on private, public, and artists’ collections.
11:11 dans HIVER | WINTER 11-12 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Les crises sociales sont des époques au cours desquelles les relations entre les Hommes sont redéfinies. On questionne leur nature, leur configuration, leur symbolique, leurs codes mais aussi leur finalité. Nous traversons, depuis le tournant du siècle, une telle crise. L'excroissance du consumérisme individualiste et utilitariste, libérateur après la dernière guerre mondiale, a laissé la place à une orgie de production de biens éphémères et au triomphe de l'argent devenu une fin. La débâcle de l'économie mondiale depuis 2008 exacerbe l'absurdité de ces débordements et force à réfléchir à une nouvelle configuration de nos interrelations économiques, sociales et politiques. Si les propositions de refontes - nombreuses et variées - ne sont parfois que marginales, voire cosmétiques, leur prolifération sur toutes les tribunes demeure symptomatique du profond besoin que nous avons à redéfinir le lien de civilisation qui nous unit.
Ernest Christophe - The Human Comedy Mask, 1876
La culture en général et les arts en particuliers, comme les sciences, constituent le liant civilisateur par excellence de notre société. Mais aussi - surtout? - le vecteur des interrogations fondamentales sur la nature de ce lien. La place de plus en plus congrue que les arts et les sciences occupent dans nos sociétés n'est pas étrangère à leur assujettissement aux diktats utilitaristes du capitalisme contemporain. Leur rôle comme vecteur de changement social et leur capacité à modeler la civilisation s'est étiolé. Les arts et les sciences devant être utile, ne serait-ce qu'indirectement, à la performance économique des nations. Les politiques culturelles ne sont-elles pas soumises de plus en plus, depuis quelques décennies, à faire la promotion de la vitalité talentueuse des régions? À attirer les classes "créatives," pour reprendre le concept célèbre de Richard Florida, question de stimuler le développement économique des agglomérations urbaines?
10:50 dans IANIK MARCIL, MOTS | WORDS, POLITIQUE | POLITICS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
« ICARUS : LA CHUTE DE L'EMPIRE »
commissaire : Claudine Hubert
jusqu'au 18 fév | until Feb 18
oboro.net
« Le mythe d'Icare est une incarnation des ambitions démesurées de l'esprit, de l'intellect devenu insensé et de l'avidité de pouvoir. Pensant aux civilisations qui ont vénéré le Soleil, on ne peut que constater leur chute. Je crois que notre monde contemporain n'y échappe pas : le soleil nous brûle littéralement la peau, il assèche la terre et perturbe les champs magnétiques. Tout comme le mythe, les formes actuelles du Pouvoir exposent l'irrationalité et l'avidité qui s'y rattachent. À partir de cette réflexion et de ce point de vue, du moment dans le mythe où Icare est suspendu dans les airs, qu'il désire, qu'il aspire à sa liberté et à sa mort, j'exécute une allégorie de la chute de l'empire capitaliste. » [M.B.]
“The myth of Icarus is an embodiment of the spirit’s measureless ambition, of the intellect gone mad and of a hunger for power. Thinking of the civilizations that venerated the sun, we can only note their fall. I do not think our contemporary world will escape this: the sun literally burning away our skins, drying the earth and disrupting the magnetic fields. As in myth, the current forms of Power lays bare the irrationality and hunger they carry within. From this thought, and this point of view, from the moment in the myth in which Icarus hovers in mid-air, in which he desires, in which he aspires to his freedom and his death, I draw an allegory of the fall of Capitalism’s empire.”
« THE CUDDLE COMMANDOS »
jusqu'au 3 fév | until Feb 3
vitrines du corridor York
fofagallery.concordia.ca
Christopher Moore, Passive Passive Pink (Artillery), 2007-2009
Using humor and satire to address notions of hyper-masculinity, an army of "citizen anti-warriors" will recruit audience to the "Cuddle Commando." Pink flocking-covered "artillery" will fill the vitrines. A series of performances, will also take place in the vitrine space, which will be turned into a "recruitment office" where a squadron of approximately 15 "Cuddle Commando" will recruit new troops. The public is asked to fill out a recruitment form and sign a pledge, appropriating military recruitment procedures. The new members of the Cuddle Commando are then asked to spread the philosophy which this humor-infused performance is meant to bring about, using misdirection to draw attention to the male-driven world of military force we have become so accustomed to in today's culture.
« NON LOIN DE CHANDIGARH »
21 jan au 2 mars | Jan 21 to March 2
vernissage 20 jan 17h30 | Jan 20 ~ 5:30PM
occurrence.ca
Le mieux, c'est de faire semblant de comprendre.
Faire semblant de comprendre, mais en fait ne rien comprendre.
En réalité, je ne comprends rien, strictement rien.
C'est comme ça.
- Gao Xingjian, La Montagne de l'Âme, La Tour-d'Aigues : Éditions de l'aube, 2000, 4 dernières lignes du roman.
L’acte photographique est pour moi lié au déplacement. Que ce soit au coin de la rue ou à l’autre bout du monde, l’errance me procure l’état d’esprit nécessaire à la captation des images. Les photographies ainsi prises me permettent de construire des fictions qui se nourrissent d’impressions, d’émotions ressenties, autant que de brèves incursions dans la culture locale (littérature, cinéma, musique, politique et religion). Je recherche des associations poétiques où les images en séquences s’interpellent pour recréer une réalité qui se veut proche de la mémoire que je garde des lieux et des gens croisés.
« LE SENTIMENT GÉOGRAPHIQUE »
21 jan au 25 fév | Jan 21 to Feb 25
vernissage 26 jan 17h30 | Jan 26 ~ 5:30PM
galerienicolasrobert.com
Dans une nouvelle série d’œuvres sur papier, Simone Rochon propose des territoires fictifs et étranges. Évoquant la forme originelle d’un monde naturel, ces géographies hypothétiques questionnent l’écart entre l’idée d’une nature sauvage et sa représentation, le paysage. L’identité de ces espaces se situe entre le lieu et l’objet : flottant dans le néant, les paysages sont à la limite du microcosme et du macrocosme, de la légèreté et de la pesanteur. En l’absence de repères, ces représentations, pourtant figuratives, demeurent insituables. L’artiste place au cœur de son projet la montagne, archétype d’une nature indomptable et intouchée, empreinte de la trace des transformations qui l’ont produites : l’eau qui ruisselle et qui dilue la couleur, ou encore le parcours des pigments transportés par les coulisses d’encre. Minutieusement, l’artiste s’applique à rendre le paysage dépaysant. D’ailleurs, elle conçoit le sentiment géographique comme l’impression de se retrouver et de se perdre, soi-même, dans le paysage.
In a new series of works on paper, Simone Rochon creates strange, imagined territories. Evoking the natural world in its original form, these hypothetical geographical entities challenge the distinction between the concept of nature and its representation, landscape. Their identity is to be found somewhere between the place and the object: floating in nothingness, the landscapes are at the boundary of microcosm and macrocosm, of lightness and weightiness. In the absence of reference points, these representations—despite being figurative—remain impossible to locate. The artist places the mountain, the archetype of untameable and untouched nature, at the centre of her project. The mountain bears the marks of the transformations that produced it: water streaming down and diluting its colour, pigments carried along by trails of ink. The artist’s meticulous treatment of the landscape changes it into something strange and unexpected. Moreover, she interprets the Sentiment géographique as a simultaneous feeling of finding oneself and losing oneself in the landscape.
« ИСЧЕЗНОВЕНИЕ »
26 jan au 10 mars | Jan 26 to March 10
vernissage 26 jan 17h30 | Jan 26 ~ 5:30PM
galeriesas.com
Fred Laforge s’est beaucoup intéressé aux notions de norme liées à l’image du corps. Avec ce projet, il déplace cette réflexion vers la norme du corps en soi, c’est-à-dire le corps en tant que matériau. Ses dessins et sculptures pixélisés déconstruisent le corps afin de mettre en perspective sa matérialité. Son travail suggère également l’évanescence et l’éventuelle disparition du corps. Aussi, un dialogue avec l’histoire de l’art s’enclenche lorsque l’image figurative se transforme en abstraction.
Fred Laforge ’s work has been turned to the notions of standards linked to the body image. With this project, he moves this perception towards the body standard in itself, i.e. the body as material. Through pixelated drawing and sculptures, the body is deconstructed in order to put its materiality in perspective. His work also suggests the evanescence and eventual disappearance of the body. Moreover, a dialogue with art history is started when the figurative image is changing itself into abstraction.
jusqu'au 4 fév | until Feb 4
sous la direction de Rodrigue Jean
dazibao-photo.org
Il existe à Montréal un quadrilatère, une zone délimitée par les rues Saint-Denis, De Lorimier, Viger et Sherbrooke, une sorte d’épicentre de la prostitution, de la drogue, de l’itinérance et de toutes les activités qui y sont liées. C’est dans cette zone qu’ Épopée prend source. Bouleversant projet collectif initié par le cinéaste Rodrigue Jean, Épopée est constitué d’une série de courts métrages écrits et réalisés en collaboration avec des toxicomanes et des travailleurs du sexe.
There exists in Montreal a district bounded by the streets St. Denis, De Lorimier, Viger and Sherbrooke, a kind of epicentre of prostitution, drugs, homelessness and every activity tied up with these. This is where Épopée is rooted. A staggering group project initiated by the filmmaker Rodrigue Jean, Épopée consists of a series of short films written and made in collaboration with drug addicts and sex trade workers.
jusqu'au 25 fév | until Feb 25
commissaires: Michèle Thériault, Vincent Bonin et Barbara Fischer
ellengallery.concordia.ca
A Genuine Simulation of..., Suzy Lake, 1974. Couverture, Camérart, catalogue de l'exposition, Galerie Optica, Montréal, 1974.
« TRAFIC : L’ART CONCEPTUEL AU CANADA 1965-1980 » organisée par l'Art Gallery of Alberta, la Justina M. Barnicke Gallery et la Vancouver Art Gallery. Au cours des quelque dix dernières années, l’impact mondial de l’art conceptuel a fait l’objet de nombreuses études et expositions historiques. Au Canada, cependant, l’attention portée à l’art conceptuel a été limitée. Trafic. L’art conceptuel au Canada 1965-1980 est la première exposition majeure à explorer l’influence et la diversité de l’art conceptuel au Canada. Elle réunit des œuvres de plus de soixante-dix artistes qui ont participé, sur le plan local, à ce phénomène international.
« TRAFFIC : CONCEPTUAL ART IN CANADA 1965-1980 » organized and circulated by the Art Gallery of Alberta, the Justina M. Barnicke Gallery and the Vancouver Art Gallery. In the past decade, the global impact of conceptual art has been the subject of numerous historical studies and exhibitions. Its various manifestations in Canada, however, have remained a limited concern. Traffic: Conceptual Art in Canada 1965-1980 is the first major exhibition to track the influence and diversity of conceptual art across Canada, bringing together works by over 70 artists who participated locally in this international phenomenon.
jusqu'au 25 fév | until Feb 25
commissaire : Nadia Myre
artmur.com
SONNY ASSU - JASON BAERG - CARL BEAM - KEVIN LEE BURTON - HANNAH CLAUS - BONNIE DEVINE - EDGAR HEAP OF BIRDS - VANESSA DION FLETCHER - NICHOLAS GALANIN - GREG HILL - ROBERT HOULE - MARIA HUPFIELD - RITA LETENDRE - GLENNA MATOUSH - ALAN MICHELSON - NADIA MYRE - MARIANNE NICOLSON - MICHAEL PATTEN - ARTHUR RENWICK - SONIA ROBERTSON - GREG STAATS - TANIA WILLARD
Une manifestation d’art contemporain autochtone nord-américain. La cinquantaine d’œuvres sélectionnées par la commissaire mettent de l’avant les problématiques inhérentes au pouvoir du langage et au territoire dans le contexte colonial – problématiques toujours très vives et au cœur de l’expérience autochtone. Ces œuvres photographiques, picturales, sculpturales, vidéo et installatives dressent un portrait diversifié et fort de la communauté autochtone nord-américaine actuelle. Elles incarnent plusieurs voix s’unissant dans un même discours, illustrent une quête identitaire (les négociations opérées entre les deux systèmes – occidental et amérindien) et affirment la fierté d’une communauté plurielle. Chacune emploie une stratégie différente pour baliser le territoire, pour repousser l’assimilation et contrer l’oubli.
Language lives in the naming of places, and the memory of those places lives in language – combined, they are the building blocks of culture. What happens to a people when they are severed from their language? Severed from their land? How does one speak to the erasure of our historical and collective memories? Or adequately express culture when we have forgotten (or never knew) the words with which to read the landscape? How do we counter what David Garneau calls the “assimilationist project” and move beyond our collective wounds of amnesia, trauma, and psychic loss?
16:41 dans HIVER | WINTER 11-12 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
L'année 2011 aura été une année record pour le marché mondial de l'art, comme l'atteste une analyse de Beautiful Asset Advisors, LLC. Globalement, la valeur du marché de l'art, mesuré par l'indice "Mei Moses All Art," a augmenté de 11% l'an dernier. Cette performance dépasse largement celle des marchés boursiers. L'indice S&P500 d'actions américaines n'a augmenté que de 2% au cours de la même période. Depuis 10 ans, le marché de l'art a battu celui des actions boursières six années, enregistrant un rendement moyen de 7,8% contre 2,7% pour le S&P500. Bien plus, il est historiquement démontré que la valeur du marché de l'art est contrecyclique: lorsque les valeurs boursières sont déprimées, celles de l'art sont en hausse. On serait porté à croire que l'art agirait donc comme une "valeur refuge" pour les investisseurs.
Walter Crane, King Midas with his daughter, 1893, from A Wonder Book for Boys and Girls by Nathaniel Hawthorne
En réalité, il semble que nous vivions présentement un deuxième "boom" du marché de l'art, après celui du début des années 1980 (qui avait suivi, lui aussi, une sévère crise économique, après le deuxième choc pétrolier de 1979). Qu'est-ce qui a changé, depuis vingt ans?
16:07 dans IANIK MARCIL, MARCHÉ DE L'ART | ART MARKET, MOTS | WORDS | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Pour sa première parution de l’année 2012, la chronique se veut anachronique. À rebours, elle retourne sur les vingt expositions montréalaises et revient sur une première année de chroniques publiées ici toutes les deux semaines.
JEUNE SCÈNE ARTISTIQUE
L’année 2011 a su démontrer l’alliance heureuse de jeunes artistes avec des lieux établis des arts visuels à Montréal. À l’image de SBC, CIRCA ou encore la Maison des arts de Laval, nombreux sont les organismes qui permettent de déployer cette présence de la jeune scène montréalaise au sein d’institutions fortes (Barrow et Lavoie au MAC, Deslauriers au musée de Joliette, Bilodeau au centre expression Ste Hyacinthe) et de participer à leur reconnaissance publique et critique.
Susy Lake - photo : Richard-Max Temblay
COMMISSAIRES
La place donnée en 2011 aux expositions de groupes a été maintes fois l’occasion d’explorer les visions de commissaires d’exposition. Sous la gouverne d’artiste-commissaire, de commissariat collectif (Archi-féministe!) ou de critique d’art (Déclic 70), les expositions ont montré une variété de combinaisons et d’alliances inédites, ralliant des œuvres parfois très hétéroclites ou méconnues. En 2011 tout particulièrement, le commissariat a trouvé une place de choix dans des lieux aussi variés que les centres d’artistes ou les galeries privées.
commissaire : Thérèse St-Gelais
13 jan au 18 fév | Jan 13 to Feb 18
galerie.uqam.ca
Geneviève Cadieux, Sans titre (Œil), 1991, épreuve argentique sur papier. Collection d’œuvres d’art de l’UQAM.
Une exposition collective dont le commissariat est assuré par Thérèse St-Gelais. L’exposition présente des œuvres qui rendent perceptibles des expériences sensitives que le regard seul ne peut saisir. Elle rassemble des œuvres de Ghada Amer, Caroline Boileau, Louise Bourgeois, Marie-Claude Bouthillier, Geneviève Cadieux, Caroline Gagné, Betty Goodwin, Anne-Marie Ouellet, Kiki Smith et Angèle Verret. Le vernissage aura lieu le jeudi 12 janvier, à 17 h 30, à la Galerie. Une publication substantielle accompagnant l’exposition sera également lancée.
« BOUDDHA - LA LUMIÈRE DE LA CONSCIENCE »
17 au 29 jan | Jan 17 to 29
vernissage 19 jan 18h00 | Jan 19 ~ 6:00PM
lespacecontemporain.com
Nous avons tous, un oeil différent pour voir ce que nous percevons être la réalité. Le monde que nous voyons ne fait que refléter notre propre cadre de référence intérieur. La connaissance devient la vérité. Cette exposition nous présente un corpus d’œuvres photo créé au fil des voyages de l’artiste, au fil d’une vie, nous faisant vivre l’expérience d’une facette variée de l’énergie de la sagesse. Jean-Michel LABERGE tente ainsi de refléter sur papier l’état intérieur ou de profondeur du sujet, de la photo, pour y jeter une nouvelle lumière, puis la voir en recul avec les yeux de l’esprit, détaché, sans jugement ni association. Pour voir comme de l’intérieur. Inspirée de ces immenses statues, on accède à une infime parcelle de sa pensée, son être, son énergie, sa présence. Combiné avec des photos de paysages pris pour la plupart en plein milieu de l’océan, dans la solitude et le recueillement de l’aube ou de l’aurore. Cette autre lumière qui guide l’artiste aux premiers ou aux derniers rayons de l’Astre solaire. Comprenant que ces photos sont telles des invitations, vous êtes convié à votre tour à y entrer, tel dans un passage ou un rêve, traverser une fenêtre, pour y faire l’expérience de la lumière, même si ce n’est que l’instant d’une photo !
Lire la suite "JEAN-MICHEL LABERGE @ l'espace contemporain" »
« MENUS MOUVEMENTS DE VA-ET-VIENT »
14 jan au 11 fév | Jan 14 to Feb 11
vernissage 14 jan 15h00 | Jan 14 ~ 3:00PM
galerietroispoints.qc.ca
Exposition regroupant une toute nouvelle série d’œuvres sur papier de grand format, sera présentée du 14 janvier au 11 février prochain. Si Elmyna Bouchard est très reconnue pour son travail de gravure, elle nous a présenté ces dernières années de grands tableaux sur lesquels le papier devient le médium qu’elle applique sur la toile. Les œuvres présentées dans Menus mouvements de va-et-vient s’inscrivent en continuité avec ce rapport au tissu à travers la création de motifs imprimés, ici sur d’immenses feuilles de papier.
A brand new body of large-scale works on paper. If Elmyna Bouchard is well known for her engravings, she was lately working on large canvas pieces, using the paper as the medium applied onto the surface. The pieces featured in Menus mouvements de va-et-vient stay in continuity with the explorations with fabric, here through the creation of printed patterns on large paper surfaces.
UMA présente « LE JARDIN D’ANTONIA »
lancement ° 14 jan 14h00 | Jan 14 ~ 2:00PM
galerielilianrodriguez.com
La monographie “Le Jardin d’Antonia” est composée de trente-cinq images prises dans les quatre dernières années. Une oeuvre complexe qui évoque la famille, la mère, l’exode et l’abandon. Une sélection des images sera exposée la journée du lancement. L’artiste sera présente et une édition DeLuxe accompagnée d’une œuvre originale, numérotée et signée par l’artiste sera disponible à la vente.
In Antonia’s Garden, Portolese uses portraiture, landscape and still life to explore the complexities of family and the relationship between mother and child. The monograph includes thirty-five images produced over the course of 4 years. On the day of the event, the artist will be present and a selection of images will be on view. A deluxe edition of the monograph, which includes an original signed print by the artist, will also be for sale.
Lire la suite "MARISA PORTOLESE @ lilian rodriguez ~ lancement" »
« TRIOMPHES OBLIQUES »
jusqu'au 28 jan | until Jan 28
lesterritoires.org
Quatre cavaliers (détail), techniques mixtes sur toile, 51’’x 51 ‘’, 2011
Par l’appropriation de l’iconographie de l’histoire de la peinture et de l’imagerie propre à la vulgarisation scientifique, Ivan Lassère crée des images qui jouent avec l’anachronisme. Cette alliance invente un royaume qui navigue entre passé fantasmé et futur hypothétique et invite le spectateur à fouiller dans un espace-temps indéfini. La construction par la peinture d’un espace virtuel, d’une fiction façonnée par l’artiste, est abordée avec une idée volontairement non aboutie. Elle laisse place à l’erreur et au recouvrement qui seront la marque de sa genèse.
With the appropriation of icons from the history of painting, and of the imagery created by scientific popularization tools, Ivan Lassère creates images that play with anachronism. This combination invents a kingdom drifting between a fantasized past and a hypothetical future, inviting the observer to search into an undefined space and time. The construction with painting of a virtual space, of a fiction shaped by the artist, is voluntarily approached with an unfinished idea, allowing mistakes and reworking, which will be the marks of its genesis.
« DE LA SCULPTURE À LA GRAVURE »
commissaire : Hélène Panneton
jusqu'au 5 fév | until Feb 5
galeriedartdoutremont.ca
Minirétrospective des œuvres d’Anne Kahane, depuis ses sculptures sur bois des années 70 jusqu’aux gravures auxquelles elle s’adonne depuis 1996, en passant par ses imposantes sculptures de métal qui occupent une place de choix dans sa production. La singularité du projet réside dans le fait que ses œuvres les plus anciennes, qui l’ont propulsée sur la scène internationale, servent de mise en contexte de ses plus récentes gravures dont plusieurs sont inédites.
Anne Kahane est reconnue au Québec pour le caractère audacieux et raffiné de ses compositions dans l’espace qui témoignent des multiples influences qu’a subies cette artiste d’origine autrichienne arrivée en Amérique en 1926.
« ŒUVRES CHOISIES | SELECTED WORKS »
14 jan au 3 mars | Jan 14 to March 3
vernissage 14 jan 14h30 | Jan 14 ~ 2:30PM
pfoac.com
Lyne Lapointe, Personnage de "la chèvre vorace" en Roumanie / Coeur humain, planche anatomique, 2006-2009, huile et pigment phosphorescent sur bois / oil and phosphorescent pigment on wood, 133 x 115 cm (52" x 45") ch. / each
Œuvres choisies de Lyne Lapointe est une sélection d'œuvres récentes sur verre, avec des aiguilles d'acupuncture ainsi que 7 grands tableaux de la série La Pierre Patiente. Les œuvres avec des aiguilles d'acupuncture font écho au lien «dévastateur» que l'être humain entretient avec l'environnement et les autres espèces vivantes. Il se fonde sur cet «art de guérir» pour rétablir l'équilibre énergétique. De par leur souplesse et leur tendance à vibrer au moindre mouvement, les aiguilles appliquées en grand nombre ne sont pas sans rappeler le phénomène des champs magnétiques qui consistent en des forces d'attraction opposées qui s'attirent, vibrent et permettent des possibilités infinies d'effets. Les œuvres sur verre rejoignent encore une fois la fascination de Lyne Lapointe pour la complexité de la perception visuelle et de ses possibles distorsions.
Pendant les périodes d'angoisse et de trouble, on fait appel, en persan, à ''la pierre patiente". L'individu concerné est supposé y déverser tous ses problèmes, tous ses malheurs. Elle l'écoute et absorbe ses souffrances même les plus secrètes, et grâce à elle il va guérir. Il arrive que la pierre ne puisse plus supporter ce fardeau, alors elle explose.
- Azar Nafisi
Selected Works by Lyne Lapointe is a collection of recent works on glass and works with acupuncture needles, as well as seven large paintings from the series La Pierre Patiente (The Patient Stone).The works with acupuncture needles echo the devastating link humans maintain with the environment and other living species. The work is rooted in a certain "healing art" intended to re-establish an energizing balance. By virtue of their flexibility and their tendency to vibrate at the slightest movement, the large number of needles used cannot fail to evoke the phenomenon of magnetic fields, opposing forces that attract and agitate, allowing for a myriad of possible effects. The works on glass express yet again Lyne Lapointe's fascination with the complexity of visual perception and its potential distortions.
[A] term in Persian, 'the patient stone' ... used in times of anxiety and turbulence. Supposedly, a person pours out all his troubles and woes into the stone. It will listen and absorb his pains and secrets, and this way he will be cured. Sometimes the stone can no longer endure its burdens and then it bursts.
- Azar Nafisi